06.02.12

Notre escale Suisse nous a permis de revoir toute la famille et les amis, de constater qu'ils vont bien dans leur monde, avec les soucis de leur train train quotidien. Nous nous rendons compte de plus en plus que nous vivons dans une autre dynamique, avec des autres préoccupations, loin, très loin des effets des modes et des marques, de l'importance du dernier modèle de voiture ou de la futilité de la longueur des jupes et de la hauteur des talons. C'est avec joie et un grand pincement au cœur que nous nous envolons pour retrouver notre Micromégas, mais nous avons prévu une escale de quatre jours à Hong Kong, exactement à mi-chemin de notre destination. Un aéroport ultra moderne, le pont suspendu le plus long du monde, un métro hyper performant et des centres commerciaux de luxe pour une clientèle essentiellement chinoise. Hong Kong a seulement un pied en Chine, par son statut spécial cette ville est différente, pas de TVA et surtout pas besoin de visa pour les européens, cela fait que cette cité est une ville internationale. Puis 11 heures de vol plus tard nous nous atterrissons à Auckland, parcourons 150 kilomètres en voiture et nous nous retrouvons à Whangarei. Au chantier, nous avons eu de la chance de pouvoir louer le seul studio disponible et de ce fait vivre dans un endroit propre, car le bateau est difficilement habitable à cause de la poussière, en plus pas d'eau et pas de toilette. La liste des travaux est longue, car la Nouvelle Zélande est un bon endroit pour remettre le bateau en état. Les entreprises sont nombreuses et compétentes, les bateaux étrangers sont exemptés de TVA, pièces et main d'œuvres et les prix sont attractifs. Un gréement dormant, une grand'voile, un bimini, la réparation du varangage, quelques travaux sur les moteurs et diverses petites bricoles qui nous occupent 10 heures par jours. Le plaisir c'est souvent du travail et le travail n'est pas toujours du plaisir, cela fait partie d'un grand voyage, il faut le faire avec philosophie. Mais il y a aussi des jours de congé que l'on s'accorde, une journée sur la côte de Tutukaka avec ses belles plages, un match de rugby au stade de Whangarei ou la cérémonie du traité de Waitangi qui est la fête nationale. Le 6 février 1840, devant la résidence de James Busby, représentant de la couronne Britannique, fut signé le traité avec les Maoris, ce traité est l'acte fondateur de la Nouvelle Zélande moderne.

01.12.11

Le 18 novembre, sur l'archipel des Fidji  il règne une chaleur étouffante avec des grains et des pluies. C'est de saison, les ondes tropicale se suivent sur une eau à 31°, c'est le prélude à la saison des cyclones. Ce même jour, arrive un copain de Tahiti, Guillaume qui nous accompagne dans notre traversée, car un équipier est utile avec notre enrouleur en panne. C'est aussi le jour J pour un nouveau départ, la météo est favorable, avec un anticyclone de 1023 hp qui semble stable pour la semaine à venir. Le premier jour nous avons subit une mer forte sous une pluie continue, puis du second au quatrième toujours un alizé à 20 nœuds avec du soleil. Puis, malgré notre cap à l'ouest, nous avons atteint le centre de l'anticyclone, donc le cinquième et le sixième jours ce sont les moteurs qui nous font progresser sur une mer plate avec un soleil radieux. A la consultation des fichiers météo, nous constatons qu'un front froid va arriver en même temps que nous sur les côtes de Nouvelle Zélande, mais il ne devrait pas être trop fort et générer des vents de seulement 30 nœuds pendant quelques heures. C'est ce qui s'est passé, à la seule différence que nous en avons eu deux, heureusement pas très fort. Mais à quelques milles de Whangarei notre port de destination, la dernière rafale a eu raison de notre grand voile, on ne peut pas lui en vouloir de nous avoir lâché, car huit ans et 30'000 milles sous le soleil tropical ont cuit le tissus. La traversée a durer exactement huit jours (à l'heure près), pour parcourir 1'201 milles à la vitesse moyenne de 6,25 nœuds et le 90% s'est fait au près. A Marsden Cove, petite marina près du port de commerce, nous faisons nos formalités d'entrée, la procédure est stricte, annonce à l'avance par mail, amarrage sur un ponton fermé avec interdiction de débarquer. Un fonctionnaire des douanes arrive à bord, vérifie nos papiers, tamponne les passeports et nous souhaite un bon séjour. Il est suivi par un collègue de la "biosécurité" les frigos et les stocks de nourritures sont rapidement vérifiés puis il nous donne notre permis de croisière. Ces procédures peuvent sembler lourdes mais en réalité cela se passe rapidement, avec courtoisie, fait par des fonctionnaires sympathiques et très professionnel, nous sommes de retour dans un pays bien organisé. la Nouvelle Zélande nous semble magnifique pour ce que nous en avons vu pour l'instant, car le temps est aux devis et aux réparations et le temps de la découverte suivra. Merci à notre équiper Guillaume pour son aide lors de la traversée, grâce à sa présence si sympathique, Chantal a pu mieux dormir la nuit et a apprécié  entre autres la séance cinéma du soir et merci à Ernest notre ami qui habite sur place et qui nous dirige vers les personnes compétentes pour les réparations. Nous vous reparlerons des travaux et surtout de la Nouvelle Zélande après notre escale de Noël en Suisse, nous vous souhaitons d'ores et déjà de bonnes fêtes de fin d'année et tous nos vœux pour 2012.

 

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