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01.04.10 |
Cienfuegos est une ville industrielle, prospère et bien
entretenue, la marina est occupée par des agences de location de
bateaux étrangères, c'est un endroit surprenant comparé aux
autres villes de Cuba. La vieille ville autour de la place José
Marti, possède une jolie rue piétonne, avec de nombreux
magasins, très mal achalandés, comme tous les commerces de ce
pays. Mais on y trouve des restaurants dans lesquels les étrangers règlent
leur addition en pesos, donc aux prix cubain, ce qui met le plat
du jour à environ 2$, soit 25 fois moins cher. Puis, c'est le
départ pour l'une des zones touristique les plus prisées, Cayo
Largo. Ici c'est le royaume du tous compris, dans les quatre
hôtels de l'île c'est la même chose, arrivée par un vol charter
direct de Montréal, Rome ou Buenos-Aires, plage de sable blanc, quelques cocotiers,
une paillote avec bière et "mojito" à gogo, pour un prix
forfaitaire défiant toute concurrence. Nous continuons en
direction de Cayo Cantiles, une île protégée pour sa faune et
ses singes, que nous n'avons jamais vus, mais qui sont gardés
par trois fonctionnaires, relevés tous les mois. Ces gardes
vivent dans des conditions plus que rustiques, une cabane avec
une partie du toit qui s'est envolé, une cuisine tout aussi
sommaire et une chambre avec trois lits bricolés. Mais ce qui
est à relever, comme partout à Cuba, c'est la propreté malgré
que tout soit délabré. En échange de quelques articles de
première nécessité plus une bouteille de rhum, "le sang de Cuba"
comme ils disent, ils nous ont invité pour le repas de midi.
Nous avons goûté ce qu'ils mangent régulièrement, des
langoustes, des lambis, du poisson et des agoutis. L'agouti est
un petit rongeur qui doit être un proche cousin du rat, en tout
cas il en a l'apparence. Ils les attrapent sur l'île avec des
trappes ou c'est le chien qui les ramène. Quant aux langoustes
dans chaque trou de la baie il y en a plusieurs, il suffit de
faire son choix, comme au supermarché, et en moins de cinq
minutes vous avez un délicieux repas. Ce qui est étonnant c'est
leur taille, cinquante centimètres de long n'est pas rare et une
queue suffit pour deux personnes. Pour la fin de notre séjour à
Cuba nous avons eu la visite de nos grands amis Françoise et
Didier, et nous avons fini de découvrir avec eux cette belle
région de Cayo Largo avant de mettre le cap sur les îles Cayman.
Le souvenir marquant de Cuba, sans aucune hésitation, est la
gentillesse et la joie de vivre des cubains. Ils sont heureux
malgré les difficultés de la vie quotidienne, le carnet de
rationnement et le manque chronique de quasiment tous les biens
de consommation. Mais le coté positif du régime cubain est que
chacun peut vivre, manger, travailler et se faire soigner, les
enfants sont scolarisés et en cas de catastrophe naturelle les
maisons sont immédiatement reconstruites, personne n'est à la
rue. C'est vraiment différent d'autres pays de la région qui
sont dirigés par des voleurs qui profitent de l'argent du
pétrole, de la drogue ou de l'aide internationale en laissant
leur peuple dans le besoin. Oui une dictature a aussi certains
avantages! Nous ne pouvons que vous encourager à venir découvrir
ce pays vraiment charmant et dans lequel nous nous sommes sentis
très en sécurité. |
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25.02.10 |
La Havane, 270
maisons closes, des bars ou la prostitution est la règle, des
casinos et des cabarets, puis un jour de 1959 tout s'arrête, le
temps lui-même semble s'être arrêter. Pas besoin de fermer les
yeux pour se croire dans un vieux film, le décor et intact,
vieilles voitures fatiguées, palais ouverts à tout vents aux murs
lézardés, bord de mer rongé et défoncé par les ouragans, pas un
néon, pas une publicité et pas une construction neuve pour
dénaturé le site. La Havane semble expier ses pêchés, la ville
aux milles colonnes était une splendeur d'architecture
coloniale, mais ce n'est plus qu'une ruine et je ne parle pas de
l'état du réseau de distribution d'eau ou d'électricité. Les
seules choses entretenues sont les fresques, les slogans
révolutionnaires et les peintures à l'effigie des héros de la
révolution, Ernesto "Che" Guevara, Camilo Cienfuegos et bien sur
Fidel Castro. L'UNESCO a classé la vielle ville patrimoine de
l'humanité et les plus belles maisons sont en rénovation pour en
faire des hôtels ou des musés, ce qui va aussi changé l'ambiance
de ce quartier qui grouille de vie. La vie est partout, dans la
rue et sur les places, sur les balcons et les toits, dans les
caves et les patios. Nous avons participé à cette vie, nous
avons en effet pris un professeur privé, pour nous initier à la
salsa. Cette danse fait bouger toute l'île, c'est un mode de
vie, voir un monument national au même titre que les cigares et
le rhum. A l'extérieur de la ville, sur les hauteurs
nous avons visité la maison d'Ernest Hemingway, un petit détour
qui en vaut peine. Puis en voiture de location avec nos amis
Véronique et Michel, nous partons à la découverte du nord-ouest
de l'île, la province de Pinar Del Rio, sans conteste la plus
belle. C'est un vrai gruyère jurassique, truffé de grottes, de
vallées étroites entre les mogotes, ces étranges formations de
calcaire couvertes de végétation. C'est dans ces vallées que les
missiles Russes ont été installés et dans ces grottes que le Che
s'était caché pendant la crise. C'est surtout la région où l'on
cultive le tabac, le meilleur du monde selon certains. Le tabac
est une plante délicate qui demande beaucoup de soins et la
fabrication des cigares demande lui beaucoup de savoir faire,
c'est un vrai métier avec une formation de neuf mois
indispensable pour apprendre à rouler des cigares de qualité. La
plus célèbre plantation est celle d'Alejandro Robaïna, seule
personne à Cuba qui a donné son nom à une marque, et également
le seul homme avec Fidel Castro à avoir un timbre poste à son
effigie. Il vient de fêter ses 90 ans en grande pompe, avec
plusieurs centaines d'invités, il est à lui seul une publicité
vivante pour les cigares Cubain. En effet, il fume depuis 80 ans
une dizaine de cigares par jour. L'intérieur du pays est assez
pauvre et laissé à l'abandon, plus encore que dans la capitale
les routes sont en mauvais état, les églises ont leurs toits
effondrés, les habitants survivent grâce aux combines, et surtout
le 95% des Cubains ont de la famille à l'étranger qui les aident
à vivre. L'agriculture est bio par manque d'engrais, les
machines sont hors d'usage par manque de pièces et ce sont les
bœufs qui font les labours comme il y a un siècle. Chaque année, le pays va plus mal, les gens travaillent
de moins en moins et sont de plus en plus démotivés. Par exemple,
à la Marina de Trinidad, ou nous avons laissé le bateau pendant
cette virée dans l'île, il y a 40 employés pour 10 bateaux, les pontons
sont délabrés avec des planches pourries réparées avec des
clous. L'eau coule de temps en temps car la pompe de pression
est en panne perpétuelle, l'électricité est un tel bricolage que
s'en servir est un danger mortel. Quant aux autres services d'une
marina, c'est soit inexistant comme une buanderie, soit dans un
état tel que l'on n'a pas le courage de s'en servir comme les
toilettes et les douches. |
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12.02.10 |
Après une superbe
et rapide navigation, 200 milles en 24 heures! Nous faisons
notre entrée à Santiago, sur la plus grande île des Caraïbes,
Cuba. Nous sommes plongés dans un autre monde, celui des
formalités désuètes et compliquées mais qui se passent dans la
gentillesse. Le médecin pour voir si nous ne sommes pas
contagieux, la douane, l'immigration, la police avec le chien
anti-drogue, l'agriculture pour le contrôle des frigos et des
produits frais et pour finir la lutte contre le paludisme pour
être sur que nous n'avons pas de moustique à bord. Toutes ces
personnes demandent une boisson et un petit cadeau, et prennent
leur temps. Ces formalités sont terminées en une demie-journée et
c'est là que l'on peut partir en ville. De notre société
occidentale ou tout, même le superflu est satisfait
immédiatement, nous nous trouvons plongé dans une économie de
guerre ou tout manque. Des magasins vides ou de toute façon il
faut présenter le carnet de rationnement, des voitures d'un
autre âge, américaines des années 50, bricolées, repeintes à la
main, certaines avec leur moteur d'origine, d'autres remotorisées avec des imitations de fabrication russe.
Mais ce qui frappe, c'est la joie de vivre des Cubains, il
y a des orchestres partout, dans la rue, les restaurants les
salles de dance et de musique, la salsa, le rhum et les cigares
est leur mode de vie. Pour les touristes tout est différent, la
monnaie est convertible et 25 fois plus chère que celle des
Cubains, il y a des magasins correctement achalandés mais on doit
payer en peso convertible, idem pour les restaurants, les taxis,
les bus, les hôtels, en un mot tout est 25 fois plus cher pour
les étrangers. A la marina de Santiago nous avons rencontré un
couple de Chêne-Bourg à bord d'"Ivresse" un Lagoon
440, arrivé quelques heures après nous. Nous avons sympathisé
avec Véronique et Michel et avons décidé de naviguer ensemble dans
les jardins de la reine. C'est une bonne partie de la côte sud,
qui est en fait une gigantesque mangrove où nous n'avons
rencontré personne en une semaine de navigation. Seule chose
décevante l'eau y est un peu limoneuse et trouble ce qui
n'invite pas franchement à la baignade et à la plongée, mais les
conditions de vent dans une mer plate furent une joie, réglage,
recherche de vitesse, toucher de barre, bref l'esprit de régate
a refait surface pour le plus grand plaisir des skippers.
Micromégas s'est battu pour ne pas être tout le temps derrière
son grand frère.
Puis, arrivée à la marina de Trinidad, un endroit calme et
relativement propre, qui est une base de départ idéale pour visiter
l'intérieur du pays. Trinidad est petite ville classée
par l'UNESCO, comme faisant partie du Patrimoine mondial, mais terriblement délabrée. L'architecture de
style espagnole date en grande partie de la première moitié du XIXème siècle, l'époque de sa splendeur, construite par les
riches propriétaires de plantation de canne à sucre, cette cité
forme un ensemble de grande valeur, qui n'attend qu'une
rénovation. |
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25.01.10 |
Le Bahamas
expresse Micromégas bouffe du mille à la grande satisfaction de
son équipage qui cherche les régions plus chaudes. Après la
visite de nos amis Lulu et Gigi aux Abacos, plus précisément à
Manjack Cay où nous avons passé du bon temps il est temps de
remettre le cap au sud. En effet, le vent froid de l'Amérique du
nord se fait ressentir dans cet archipel, l'eau est à 18 degrés
ce qui ne m'a pas empêcher, avec ma combinaison, d'apprendre à
pêcher des langoustes avec Lulu comme prof. Puis encore un au
revoir au Belge Adam et à sa charmante compagne Canadienne
Anne-Marie, avant de sortir en mer par la passe au sud de Great
Abacos, cap sur Eleuthera. A peine en mer les lignes de pêche
sont installées, puis arrivés à la limite du plateau
continental, où les fonds passent à plusieurs centaines de
mètres, une touche! La canne plie, le frein chauffe, la lutte
est longue et dure, mais la récompense est de taille, un superbe
thon jaune "yellofin" de 1,20 mètre d'un bonne vingtaine de
kilos (environ ?) car nous n'avons pas de balance. Une demie
heure pour le sortir de l'eau, deux heures pour le découper,
conditionner en sachets sous vide et ranger au frigo et enfin
une demie heure de nettoyage. C'est beaucoup de travail même a
deux, l'efficacité de ma mousse n'est plus à prouver, avec elle
nous formons une équipe très performante dans un tas de
domaines. A notre arrivée , nous avons distribué quelques
morceaux de notre magnifique pêche aux bateaux environnants et
depuis nous ne mangeons que du thon midi et soir sous toutes ses
formes. Nous avons presque une angoisse que les nageoires nous
poussent sur le dos!! La route par l'ouest d'Eleuthera et de Cat
Island n'est pas très fréquentée et nous permet de découvrir
d'autres îles. C'est de Long Island, juste sous le tropique du
Cancer, que nous vous écrivons, retour au short et à l'eau
chaude, 24 degrés! Notre prochaine étape sera Great Inagua, mais
nous ne sommes pas sur de trouvé une connexion internet. Puis
Cuba où nous sommes presque certain de ne pas trouver de
connexion, alors si vous ne voyez pas de mise à jour régulière
du site, les 2 prochains mois, pas de panique nous ne sommes pas
perdus et pensons toujours à vous. |
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12.01.10 |
Le bateau est prêt, et ENFIN prêt!
Nous avons fini par recevoir notre chaîne, nos cales sont
pleines de provisions, les réservoirs aussi et nous avons une
furieuse envie de naviguer après cette trop longue escale. Nous
avons profité de cette période pour rendre visite à des amis à
Palmetto près de Tampa, c'est sur la côte Ouest de la Floride.
Ces amis habitent, comme beaucoup de retraités aisés, dans un
Yacht Club condominium avec bien sûr une place pour leur bateau
devant la maison. J'ai donné un coup de main à Alan pour les
vidanges des moteurs sur son "motor yacht" de 66 pieds, deux
gros Caterpillar et deux générateurs, du travail pour la
journée! Pendant ce temps Chantal et Kat ont fait la tournée des
magasins et la préparation du repas du réveillon. Nous voilà
dans la nouvelle année, encore quelques soirées pour quitter nos
nouveaux amis américains, Chris et Kelly, Dave et Gil ou encore Rick, Kitty
et Hoku, puis nous mettons le cap sur les Abacos dans le nord
des Bahamas. Le bilan de notre saison aux USA c'est 3'200 milles
et 650 heures de moteurs, soit pour ainsi dire la totalité au
moteur. Cette côte n'a pas beaucoup de vent en dehors des
tempêtes et nous avons beaucoup navigué sur L'ICW, voilà pour
les chiffres. Du point de vue nautique ce n'est pas très
intéressant, surtout pour un catamaran, car les marinas sont
hors de prix et les mouillages souvent encombrés. Découvrir un
pays et un peuple, c'est manger de leur pain, comprendre leur
langue et leur coutumes, apprendre un peu de leur histoire. Cela
donne une autre vision que celle diffusée par les médias et les
nouvelles internationales empreintes d'intérêts et de
propagande. Par exemple pour les problèmes d'environnement,
visibles et sérieux, le gouvernement ne fait rien selon certains
médias européens, alors que de très gros efforts sont fait au
niveau du citoyen et de la commune. Combien de ports en Europe
ont des poubelles spéciales pour les fils de pêches usagés? Ou
des stations de pompage des eaux usées? Ces petites choses
faites au quotidien, par tout un chacun, les exemples sont
nombreux et les résultats souvent semblables à ceux de l'Europe.
C'est vrai aussi qu'il reste beaucoup à faire, les décharges
pour les ordures sont toujours les points les plus élevés de la
côte. Le gaspillage électrique est énorme et la majorité des
centrales fonctionnent au pétrole. Les maisons sont construites
très bon marché et ne sont pas faites pour durer, et sont
abandonnées par la suite. Les routes n'ont pas les raffinements
des routes Suisse, pas d'écoulement d'eau, pas de glissières de
sécurité mais les Américains conduisent "cool", très peu de fou
du volant qui sont sévèrement punis s'ils se font prendre. La
moitié du parc automobile est constitué de voitures Japonaises
modernes et économiques avec un pourcentage de voitures hybrides
bien supérieur à l'Europe. Autre grand problème des USA, la
nourriture et l'obésité, nous avons été surpris de constater
qu'il y a deux sortes de nourritures dans les supermarchés,
celle pour les pauvres et celle pour les riches. La première pas
cher et mauvaise pour la santé, avec trop de sel, de sucre,
d'additifs, de gras, de colorants, d'antibiotiques et surtout le
scandaleux "corn sirop". C'est de la fructose extraite du maïs,
sans goût et sans odeur mais qui se fixe directement dans la
graisse du corps et qui non seulement vous donne faim mais qui
vous donne aussi une accoutumance. On trouve cette saleté dans
des centaines de produits pas chers. Puis il y a les produits "organic"
aussi cher qu'en Europe et de très bonne qualité, consommés par
les riches qui restent minces. Voilà nos quelques réflexions, il
y en a bien d'autres encore, mais le soleil se couche déjà sur
la côte Est de la Floride et demain matin nous serons aux
Bahamas. Nous espérons bien retrouver un peu de chaleur, car les
nuits à 0° sont vraiment froides et désagréables sans un vrai
chauffage. Ce qui nous restera comme point fort des USA c'est
l'accueil et la gentillesse des Américains, parfois un peu
superficiels mais toujours sincères. |
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28.12.09 |
Le temps est hivernal, malgré que nous sommes au sud de la
Floride, à Vero Beach plus précisément, il fait soit chaud et il
pleut, puis le vent tourne au nord et il fait froid, 5
degrés la nuit et entre 10 et 15 la journée. Quand il n'y a pas
de vent c'est les nonos qui nous piquent, ca démange à
s'arracher la peau et en plus ils passent à travers les
moustiquaires. Mais Vero Beach est un endroit qui se transforme
vite en "Velcro Beach" pour de nombreux navigateurs dont nous
même. En effet les bouées de la marina municipale sont d'un prix
correct, l'endroit est calme et les bus publiques gratuits
desservent tous les supermarchés. Donc nous en profitons pour
refaire complètement notre avitaillement, de remplacer la
chaîne de notre mouillage et d'installer une éolienne. Nous
avons, par temps couvert, quelques petits soucis électriques et
sommes obligés de charger pendant plusieurs heures avec notre
groupe électrogène, donc notre éolienne devrait être une
solution pour améliorer notre gestion électrique. Alors voilà ce
que nous faisons, pour ceux qui croient que l'ennui est le pain
quotidien en voyage! Cette année la famille ne nous a pas
rejoint pour Noël, alors nous avons accepté l'une des
invitations que nous avons reçue. Aux Etat Unis, pour le
Thanksgiving et pour Noël les américains ne laissent personne
seul, ils se font un devoir d'accueillir. Alors nous sommes
partis pour Port Orange en voiture et c'est à l'entrée d'un
"condominium" sorte de PPE à l'échelle d'un village que nous
avons été surpris. Par un poste de contrôle avancé ou l'on doit
présenter un papier d'identité et dire chez qui l'on va, puis
ceci est vérifié et la barrière s'ouvre c'est aussi efficace
qu'une frontière. Puis en suivant les écriteaux spécifique pour
les voitures, bizarre, d'autres belles routes interdites aux
voitures? Nous arrivons pour le repas de Noël à une magnifique
maison avec une ambiance chaleureuse. C'est la que l'on nous
explique que c'est une communauté volante, que ce condominium
est en fait une ancienne base de l'aéro navale ou toutes les
maisons sont construite autour de la piste d'atterrissage avec
un garage pour remiser l'avion. La majorité des propriétaires
sont des retraités de l'armée de l'air ou d'une compagnie
d'aviation qui veulent rejoindre leur maison directement en
avion sur des pistes réservées à cet effet. Il existe une
quinzaine de condominium similaires aux USA et si cela vous
intéresse, à Port Orange il y a une grande maison à vendre,
celle de John Travolta qui a acheté un avion trop gros pour
cette piste. Maintenant nous attendons notre chaîne d'ancre qui
a été perdue par UPS! Les américains ne sont pas aussi
performants que l'on croit, nous avons déjà vécu le même
scenario à Norfolk avec FedEx pour une hélice. Nous profitons de
souhaiter une bonne et heureuse nouvelle année 2010 à tous nos
fidèles lecteurs. |
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09.12.09 |
Nous avons choisi de descendre la Floride par l'ICW pour deux
raisons, le courant est fort, contraire et près de la côte et
d'autre part nous voulons faire quelques visites. St.-Augustine
est la plus vieille cité des USA, fondée par les Espagnols en
1565. C'était la dernière escale sur le chemin du retour. Un fort
y fut érigé avec la pierre locale qui n'est rien d'autre qu'une
pierre de sable et de limon avec une très forte densité de
coquillage, d'où son nom de "coquina". Puis au XIXème siécle,
avec l'arrivée du chemin de fer et de Monsieur Flagler, des hôtels de
luxes furent construits. Nous reprenons notre voyage vers le
sud, le canal serpente à travers les marais, la faune locale est
composée de nombreuses espèces d'oiseaux, de moustiques et
d'alligators. Il est aussi bordé de maisons de vacances avec
leurs pontons à bateaux et leurs immenses terrasses couvertes de
moustiquaires. La ville suivante est Daytona, connue pour son
circuit et ses courses de NASCAR, les tribunes du circuit peuvent
accueillir 250'000 spectateurs. Au milieu de la piste ovale, un
camping ou des emplacements peuvent être loués pour votre
camping car, 2'750 dollars pour un week-end de courses. Sa
plage, longue de 37 kilomètres, accessible aux voitures avec
signalisation et rampes d'accès. Un autre grand évènement est le
rendez-vous annuel de "bikers", 300'000 fanas de motos se
retrouvent à Daytona. Il n'est pas étonnant que la plus grande
agence "Harley Davidson" du monde se trouve ici. Dans cette
ville tout est dédié aux voitures, aux motos et à tout ce qui
est motorisé, tout est "drive-in", Mc Donald, bancomat et
pharmacie, il y a même une église "drive-in"! Puis nous arrivons
à Cape Canaveral qui se situe environ à la moitié de la côte Est
de la Floride. C'est ici que les premières fusées ont été tirées
aux USA, par toute l'équipe de Werner Von Braun qui est aussi le
père des expéditions lunaires qui sont parties d'ici. Le
"Kennedy Space Center" aujourd'hui, c'est la navette spatiale,
le laboratoire spatial international, ou la Russie, l'Europe et
le Japon sont parties prenantes. Il y a encore une zone ou l'US
Air Force tire divers satellites, militaires ou commerciaux.
Orlando, au centre de la Floride, est connue pour ses célèbres
parcs d'attractions, Disney World et Universal Studio. Nous
avons visité le second, mais ce genre de loisirs prêts à
consommer, n'est pas dans nos goûts européens, malgré la grande
qualité des attractions et des décors. Dans ces parcs c'est
"money money", tout est conçu pour payer, à la sortie de chaque
attraction il y a l'inévitable boutique, avec ses gadgets "made
in China". Où que l'on regarde, il y a une offre de boissons,
nourriture, glaces ou pop corn. Et la grande parade de Noël est
sponsorisée par le plus grand magasin du monde: Macy! Mais ce
qui est à relever, c'est une organisations sans faille, comme
par exemple les parking et les routes d'accès. En effet, malgré
l'affluence, aucun embouteillage, le trafic reste fluide et tout
se passe rapidement, du péage à l'entrée, à la sortie le soir,
aucun problème. Oui, il y a une certaine difficulté qui est de
trouver tout de suite la bonne route, nous avons fait 2x le tour
d'Orlando avant de pouvoir partir à l'Est pour retrouver notre
bateau qui nous attendait sagement à Cocoa Beach!! Vous n'aurez
pas de peine à vous imaginer l'humeur du skipper entrain de
tourner en rond, un GPS dans une voiture n'est pas un luxe vue
la complexité et la taille des échangeurs d'autoroute. |
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23.11.09 |
Nous laissons
passer "Ida", une tempête tropicale virulente, bien à l'abri
dans notre mouillage de Beaufort. Puis le calme revenu, nous
sortons en mer pour trois jours, malheureusement avec trop peu
de vent, donc encore des heures moteurs et un alternateur qui
rend l'âme. Oui, oui, un de ceux changé en juillet, mais avec
150 heures d'utilisation la garantie va nous le remplacer. Nous
avons fait notre arrivée, de nuit dans le chenal de Fernandina
Beach qui marque la frontière entre la Georgie et la Floride.
Une charmante petite station balnéaire, le retour des palmiers
dans le paysage, une marina située entre deux grandes usines à
papier qui fonctionnent jours et nuits et des brumes matinales
sur les marais environnants. Le paysage n'est pas des plus
attractifs, mais le mouillage est sympa, les bouées à un prix
abordable et surtout un bon contact avec les autres plaisanciers
qui sont surtout canadien. Nous avons fait la connaissance d'un
couple de navigateurs Suisse, Gigi & Lulu à bord du "Roi
soleil", ils sont en voyage depuis 26 ans! Depuis qu'ils ont
quitté leur boulangerie de la vallée de Joux, ils ont déjà fait
le tour du monde et découvert de nombreux mouillages, dans tous
les océans. Merci à eux ils ont rattrapé Micromégas qui a
profité de notre absence pour chasser sur son ancre. En effet,
les courants sont assez fort près des chenaux qui sortent en mer
et les fonds de vase ne sont pas toujours de bonne tenue. Nous
avons eu plus de peur que de mal, mais je vous assure que cela
fait vraiment très bizarre de voir son bateau dériver dans les
décors, vite et seul. Par chance il n'a touché aucun bateau sur
son passage. |
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10.11.09 |
Non, nous ne vous
oublions pas, notre absence est due uniquement à notre rapide
escale en Suisse. En effet nous avons profité de faire l'aller
et retour, pendant que notre Micromégas était au chantier à
Norfolk pour le carénage annuel. C'est le 2 novembre que nous
avons atterri aux USA, le 3 nous avons remis le bateau à l'eau
et le 4 nous partions cap au sud par l'ICW. Tous ceci pour vous
dire que nous ne perdons pas de temps et que nous pensons à
vous. Nous avons la chance d'avoir un temps magnifique, un ciel
d'un bleu limpide, dans foreês parées aux ors automnals qui
rendent notre voyage féerique. Le passage du Great Dismal Swamp
Canal nous permet d'apprécier pleinement ces somptueux paysages.
Quand le vent du nord souffle, c'est comme avec la bise
Lémanique, le ciel est clair, les nuits sont étoilées et
glaciales, puis le matin le pont bateau est gelé et le canal est
comme fumant avec les brumes matinales. Au bout de quatre jours
de moteur sur le canal, nous voici à Beaufort, au sud du cap
Hatteras, nous avons laissé derrière nous de l'eau à 16 degrés
pour en trouvé une à 22 degrés, c'est l'effet du Gulf Stream. Le
cap Hatteras marque aussi la limite entre le nord et le sud de
cette longue côte est des USA, exit les polaires et retour des
T-shirts. Maintenant nous attendons les conditions météo
favorables pour remettre le cap au sud, car la saison des
cyclônes n'est pas encore terminée, et le premier coup de
blizzard n'est pas loin, en résumé c'est: "hâte toi lentement" |
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06.10.09 |
Flâner le long des côtes très découpées de
la Chesapeake Bay est une expérience unique. C’est ici que l’on
prend conscience que le XIXème siècle fut l’âge d’or des USA, la
naissance du chemin de fer et son musée à Baltimore,
l’implantation de l’industrie militaire le plus près possible
des acheteurs de Washington. Partout sur la côte, comme le long
de l’Hudson et de long Island, on voit les propriétés bâties à
cette époque grâce aux fortunes qui se sont faites. Les nombreux
phares très typiques, en construction métallique, pour facilité
la navigation et l’approvisionnement sont aujourd'hui
encore en service. Mais la Chesapeake Bay
c’est aussi la pêche aux fameux crabes bleus et aux non moins
fameuses huitres. Cette activité a développé la construction
navale avec la création de bateaux uniques, les « skipjack »
voilier à fond plat pour la pêche aux huitres. Les autres
voiliers typiques de la baie sont les « log canoë » qui sont
aujourd’hui entretenus avec passion et utilisés pour des régates.
Mais une autre réalité est la pollution de l’eau, due à la
démographie et à l’agriculture intensive. La surpêche des
crustacés et des différentes espèces de poissons, comme dans le
reste du monde est ici aussi un problème. Il devient
difficile de trouver des gros crabes, alors qu’il y a une
vingtaine d’années, ils étaient servis dans tous les
restaurants. Nous avons aussi profité de rendre visite à des
amis de fraiche date, qui ont une maison au bord de la Corrotoman River. Nous nous sommes amarrés à leur ponton privé et
avons eu le privilège de découvrir une région peu habitée, avec
une population de retraités qui ont certains moyens. Il n’est pas
rare d’avoir une propriété de 5 à 10 hectares, ce n’est pas la
place qui manque dans ce pays. Le fils de ces amis a un domaine
où il pratique l’élevage des bisons, leur viande d’une
excellente qualité, au goût extraordinaire est très demandée par
les restaurants, rien à voir avec le bœuf des élevages
intensifs. Pas loin de chez eux, entre le Rappahannock et le
Potomac River nous avons visité la maison « Stratford Hall »,
propriété de la famille du général Robert. E. Lee. Ce domaine
qui, au XIXème siècle, comptait 600'000 acres dédiés
essentiellement à la culture du tabac, est aujourd’hui un musée
toujours propriété de la famille Lee. Puis notre route continue
au sud, Norfolk est notre lieu de rendez-vous, car notre Micromégas a un urgent besoin d’un carénage, les huitres
poussent sur ses œuvres vives. C'est aussi le moment de
faire les visites que nous n'avons pas faite lors de notre
premier passage. Le cuirassé "Wisconsin" Le dernier dinosaure de
la flotte US n'est pas encore totalement réformé, donc seul le
pont peut se visiter. Un petit passage par le Mémorial Douglas
MacArthur, qui retrace la vie de ce soldat, le plus décorer de
l'histoire des USA et qui résume presqu'à lui seul l'histoire de
la première moitié du XXème siècle. |
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19.09.09 |
Le 2 septembre nous quittons la baie de New York avec le premier
vent du nord, c’est à cette époque de l’année que les vents
dominants passent au nord. La navigation est belle, la lune est
pleine, le vent est faible et le courant favorable. Nous allons
directement et sans escale jusqu’à North Summit marina qui se
trouve au milieu du Chesapeake & Delaware canal. Puis nous voici
de retour dans la Chesapeake Bay, à Sassafras River où nous
passons la fête du travail, qui est également le dernier long
week-end d’été des Américains. Après, l’automne est là et il
faut penser à l’hivernage des bateaux, car de nombreux plans
d’eaux gèlent. Nous, nous continuons toujours au sud, remontons
Patapsco River, et trouvons un mouillage au cœur de la ville de
Baltimore. C’est une grande ville, rien à voir avec la petite
cité Irlandaise qui est à l’origine du nom, où nous avons aussi
fait escale lors d’une croisière il y a quelques années.
Baltimore était un important port de commerce pour l’importation
du sucre et des bananes et l’exportation du tabac. L’actuel port
est un peu à l’extérieur et les anciens docks ont été aménagés
avec une promenade, des restaurants. Une grande sucrerie s'est
transformée en commerces et bureaux. L’ensemble est réussi et
agréable, il n’y a qu’une ombre au tableau, les quais et les
bancs publiques sont envahis par des clochards et des SDF, car
toute évolution de société a inévitablement ses laissés pour
compte. Le terrain de chasse de Chantal, Les centres commerciaux
sont modernes. Elle a même trouvé une coiffeuse qui lui a teint
les cheveux en violet, par erreur je vous rassure. Mais cette
ville à derrière son côté touristique et propre un autre visage,
celui des banlieues, de la violence et de la pauvreté. Au point
que l’armée envoie ses médecins en stage à l’hôpital de
Baltimore pour les familiariser avec les blessures par balles.
Les urgences reçoivent quotidiennement ce genre de cas, et le
personnel arrive, par habitude, à reconnaitre les projectiles,
le calibre et avec quelles armes ils ont été tirés. Nous avons
assisté à la commémoration de la bataille des 12-13-14 septembre
1814, où la jeune nation, qui avait 15 états, a repoussé
victorieusement la flotte Britannique depuis le fort McHenry.
Une société patriotique, à l’image de notre compagnie 1602, fait
revivre l’événement avec des démonstrations de tir au canon et
au mousquet, de défilés au son des fifres et des tambours.
Saviez-vous que le bicorne des officiers de cette époque se
portait en largeur pour les Français, en longueur pour les
Anglais, alors les Américains ont opté pour le port en diagonal.
La volonté d’indépendance se marquait jusqu’dans les détails
vestimentaires.
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31.08.09 |
L’East River longe Manhattan, passe le Hell Gate puis serpente
à travers une zone industrielle, avec son lot de vieux
entrepôts délabrés, son inévitable usine électrique l’aéroport
de la Guardia. La surprise, c’est un bâtiment moderne et propre,
une prison, puis sur l’autre rive, sûrement par manque de place,
un bateau prison amarré le long d’un vieux quai. Nous passons
sous le dernier pont, à Throgs Neck, là c’est un autre monde, le
Long Island Sound. C’est une étroite bande d’eau entre l’île de
Long Island et la côte du Connecticut qui débouche sur Newport,
Block Island et un peu plus loin le Cape Cod. Toutes ces côtes
sont bordées de magnifiques maisons et de centaines de plus ou
moins petites baies. Ici le yachting avec un grand Y est roi,
les bateaux se comptent par milliers, chaque ville a son Yacht
Club, avec son somptueux Club House, son bar, son restaurant
réservé aux membres et sa salle des trophées. Rassurez-vous,
notre carte de membre du CCS (Cruising Club Suisse) nous a servi
de sésame. Une des traditions maritimes est suivie à la lettre
dans ces endroits. Au lever et au coucher du soleil, la cloche
retentit suivie d'un coup de canon annonceur de la cérémonie du
pavillon. En effet, lorsque celui-ci est amené ou envoyé, chacun
se lève, où qu'il soit et quoiqu'il fasse, et garde le silence. Le problème pour
les voyageurs est que toutes les places abritées sont occupées
par des bouées et qu’il est presque impossible de se mettre à
l’ancre. Certaines de ces bouées sont réservées aux visiteurs
des Yacht Club, ce qui inclut le service de taxi boat à la
demande, les annexes n'étant pas tolérées sur les pontons.
Cette région est idéale pour des vacances nautiques, un plan
d’eau abrité, un excellent service partout, un paysage attractif
parsemé d’îlots et de plages. La seule ombre au tableau
est son
coût et pas des moindres, (35 à 50 dollars pour une bouée par
nuit) donc un peu difficile pour des voyageurs. C’est également
un bon endroit pour laisser passer les tempêtes et les cyclones.
Par exemple, nous n’avons rien senti au passage du cyclone Bill,
dont la trajectoire s'est située à 200 milles de notre position et idem pour la tempête tropicale Danny une semaine plus
tard. Belles demeures, voitures de luxe européennes et voiliers
sont les signes d’une région riche qui attire des services peu
courant aux USA. Par exemple, ce boulanger Français qui s’est
établit à Fairfield et qui a une clientèle dans un rayon de 300
km pour ses excellentes baguettes. Les Américains qui ont les
moyens apprécient de plus en plus les bons produits, le vin, le
fromage et le pain.Toutes ces petites
villes ont des restaurants de qualité qui servent différentes
cuisines du monde, même dans les centres commerciaux les
habitudes alimentaires changent. Pour nous, l’été touche à sa
fin et nous nous préparons à reprendre la route du sud, car
notre envie est toujours et encore de rester au chaud. La mousse
réclame quelques jours de plus pour retourner à New York
où elle a même
le grand bonheur de retrouver sa grande amie Daniela (de Coppet)
avec qui elle passe des moments inoubliables. Vive l’amitié.
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08.08.09 |
Trump Tower, Trump Marina, Trump Taj Mahal et les divers Trump
casinos c'est l'image que donne Atlantic City. Station balnéaire
dans laquelle les habitants de la Grande Cité
viennent s'encanailler. Entre la plage et les hôtels casino une
longue promenade en bois où les nombreux badauds peuvent
flâner et surtout consommer. Fast Food, centres commerciaux,
restaurants, boutiques de souvenirs et bien sûr les casinos, le
tout ouvert 24 heures sur 24. Puis, notre route se poursuit le
long de cette côte plate, toujours cap au nord, le trafic
augmente, puis nous y sommes, Sandy Hook. C'est l'entrée de la
grande baie, point de départ des ferry rapides qui
vont en 20 minutes au sud de Manhattan et pour nous la dernière
escale avant le passage sous le pont Verrazano qui marque
l'entrée du grand port. Donc, le lendemain, après avoir soigneusement
calculé le courant, nous nous dirigeons, sur le tempo de la
chanson "New York, New York" de Liza Minnelli, vers la Statue de la
Liberté. De là, avec beaucoup d'émotions, enfin, nous
voyons les premiers buildings de cette ville majestueuse, NEW
YORK. Nous longeons Manhattan et allons
mouiller au niveau de la 79ème rue sur l'Hudson. Malheureusement,
les catamarans ne sont pas les bienvenus. En effet, la marina
leur refuse les bouées car à plusieurs reprises, selon eux, des
bouées et leur ancrage se sont rompus. Notre mouillage sur notre
ancre s'est très vite avéré intenable, car le courant est
vraiment fort, il atteint 3,2 nœuds. De plus, comme dans toutes
les villes, le fonds est jonché d'épaves et de détritus divers où on risque de perdre son mouillage. Alors nous repartons
direction du Long Island Sound, toujours avec le courant, nous
remontons l'East River passons devant l'ONU et sous les plus
vieux ponts, c'est vraiment une chouette expérience de vraiment
se sentir "Micro" dans ce "Méga(s)" décor. Puis, nous
arrivons à la seule marina qui accepte les catamarans à des prix
raisonnables, et pour cause, en bout de piste de l'aéroport de la Guardia à côté du stade de tennis de Flushing Meadows où le
bruit du trafic jours et nuits avec la saleté en prime, sont insupportables.
Mais nous ne sommes qu'à 30 minutes du centre par le
métro, ce qui nous permet de visiter la ville l'esprit tranquille. Marylaure,
nous fait le grand plaisir de nous rejoindre pour nous
accompagner dans nos découvertes. NEW
YORK c'est trop grand, trop haut, trop habité, trop cosmopolite,
trop de touristes, trop de circulation, trop riche, trop
diversifié, trop de spectacles, trop de musées, trop de choses à
voir, trop exceptionnel et trop unique, en un mot trop génial,
mais peut-être pas pas pour y vivre. |
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20.07.09 |
A l’embouchure de Patuxent River, côté nord, Solomon Island est
un des nombreux lieux de villégiature de la partie nord de la
Chesapeak Bay. Toute cette région nord n’est pas trop éloignée
des grandes villes, les marinas et les maisons de week-end
parsèment le littoral entre des réserves naturelles et des zones
militaires. Beaucoup de choses nous rappelle le Léman, l’eau y
est presque douce avec une faune comme sur un lac, les pontons
sont couverts de fientes de canard, les jardins des maisons ont
de belles pelouses bien vertes. Nous avons revu des amis
Français rencontré aux Bahamas, c’est toujours sympa de passer
une soirée dans notre langue. Puis notre escale suivante à West
River, dans un décor semblable, mais placée sous le signe du
travail, en effet nos deux alternateurs ont été changés ainsi
que le carburateur du hors bord de notre « Rolls Royce ». Aux
USA, beaucoup de personnes et d’entreprises sont très
performantes pour vendre et installer du matériel, mais la
difficulté est que la majorité est très mauvaise et incompétente
pour réparer. Puis, nous arrivons à Annapolis, première capitale
des USA de 1783 à 1784, c’est à la « Maryland State House » que
le parlement et le sénat du tout nouvel état a siégé en
attendant les locaux de Washington. Annapolis abrite depuis 1845
l’académie naval, qui forme les officiers de la « Navy ».
Aujourd’hui cette école, qui s’étend sur 135 hectares, compte
4'000 étudiants dans 19 disciplines. Les bâtiments du campus
sont magnifiques, les vielles rues bordées de maison très
« British », les tavernes historiques qui ont eus comme clients
G. Washington, T. Jefferson ou B. Franklin, la colline avec au
sommet le « capitole », en bref, Annapolis vaut le déplacement,
c’est typique et très beau. Puis après avoir passé sous le
Cheaspeak Bridge, nous prenons le canal pour rejoindre la
Delaware Bay. Ne croyez pas que Bay veux dire baie au sens que
nous l’entendons, ici ce sont des gigantesques estuaires qui
dans le cas de la Chesapeak draîne l’eau d’une dizaine de
fleuves. Tous les cours d’eau de la côte est américaine coulent
d’ouest en est et forment une côte plate, peu profonde avec une
eau limoneuse.
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09.07.09 |
Monumentale, aérée et représentative, coquille vide créée de
toute pièce pour abriter les institutions fédérales, Washington
DC est devenue au fils des années la mémoire historique,
culturelle et politique des USA. Les nombreux monuments érigés
en souvenir des héros, les différents mémoriaux dédiés à des
personnages célèbres et à d’anciens présidents, ou aux
différentes guerres menées par les USA, Le cimetière national
d’Arlington avec ses 300'000 tombes nous rappelle que l’histoire
s’écrit souvent avec le sang et que la liberté n’est jamais
acquise définitivement. Les musées sont également nombreux et
souvent uniques au monde, la « National Galerie » ou le musée de
« l’air et de l’espace » pour ne citer qu’eux. Je ne vais pas
ici réécrire l’histoire des cette ville qui est connue de tous.
Mais ce que je dois dire, c’est que tout ici nous rappelle que
les fondateurs de cette ville étaient issus de l’élite
Européenne, Anglaise et Française en particulier, cela
différencie la capitale des autres villes. Le mouillage se situe
juste vers l’East Potomak Park en face du marché « Sea Food »
qui vend les crabes de la Chesapeak Bay et du « Capital Yacht
Club », fondé en 1872. L’accueil fut chaleureux, le commodore et
les membres présents, ainsi que d’autres bateaux de passage, se
sont de suite investis pour nous facilité notre escale et nous
souhaiter la bien venue. C’est vraiment une attitude très
Américaine, qui se répète d’escale en escale, que c’est agréable
pour nous quand je repense à l’Espagne ! Nous avons cru que le
va et vient incessant des hélicoptères était une particularité
des militaires de la base navale de Norfolk, mais ici à
Washington c’est pire encore avec les politiciens et les
hélicoptères présidentiels. Nous vivons et suivons également
tous les préparatifs de la fête nationale (4 juillet), le Mall
qui est le grand espace qui part du Capitole jusqu’au Lincoln
mémorial, se couvre de tentes de fêtes avec des grills des
orchestres de country. Pour la bonne marche de la fête des
centaines de cabinets de toilettes sont installés, et des
poubelles par millier, car ce qui nous à aussi surpris ici,
c’est que la ville est beaucoup plus propre que les villes
Suisse. Le soir du 4 juillet des centaines de bateaux montent le
Potomac pour venir assister au gigantesque feu d’artifice tiré
depuis l’obélisque, cela n’est pas sans nous rappeler les fêtes
de Genève et l’armada qui s’ancre dans la rade. Nous aussi nous
avons repris le chemin de la Chesapeak Bay, et c’est là en
descendant le Potomak que notre mobile a sonné, l’heureuse
nouvelle est arrivée, je suis le grand père d’une petite fille
née à Bangalore en Inde.
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01.07.09 |
James River, dans Chesapeake Bay, c’est là que se trouve
Jamestown où fut établie la première colonie anglaise permanente
en 1607. Un peu plus tard la capitale de cette colonie est
fondée et porte le nom de Williamsburg. Puis une page importante
de l’histoire s’est tournée lors de la bataille de Yorktown, où
les indépendantistes menés par George Washington avec l’appui de
Français, ont battu les Anglais, et ce fut la fin de la colonie.
Parcourir la vieille route coloniale qui relie ces trois sites
est un vrai plaisir, elle passe par des forêts centenaires. Ce
qui surprend les Européens sur les sites historiques Américains,
c’est que tout est mis en valeur à la mode d’un parc
d’attraction, même le champ de bataille de Yorktown. Toutes les
batteries sont encore en place avec leur fortifications, le
terrain et la végétation sont et restent comme à l’époque, si un
arbre pousse trop il est élagué, s'il meurt il est remplacé par
un même au même endroit. Grâce à cette façon de faire,
l’histoire devient compréhensible et ludique pour tout le monde,
sans nul besoin de prés requis. Notre route continue vers le
nord dans la Chesapeake Bay, peu ou pas de vent, de l’eau
trouble, des casiers de pêche partout et une navigation
commerciale importante. Les distances sont longues, le plan
d’eau est vaste, oui les Etats-Unis sont un très grand pays,
rien à voir avec la Suisse !
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20.06.09 |
New Bern en Caroline du Nord, sur les bords de la Neuse
River est l'une des 56 localités portant le même nom au USA et
jumelées à notre capitale. Celle d'ici fut fondée par le Baron
De Graffenreid en 1710, à la veille des
festivités du tri-centenaire la ville et est toute belle, des
nouveaux ponts enjambent les rivières et une nouvelle marina a
été construite. Dans toute la ville l'effigie de l'ours de Bern
est bien présente, des drapeaux, des statues, des logos de
magasins et des enseignes de restaurants. Un autre événement a
eu lieu en 1898, dans une modeste échoppe, c'est la création de
Pepsi Cola, la marque rivale de celle d'Atlanta, l'une comme
l'autre ont depuis conquis le monde. Puis nous continuons dans
l'ICW, certains bouts sont longs et monotones et d'autres sont
magnifiques. Dans des endroits comme Little Alligator River où
il n'y a que quelques cabanes de chasse construites sur pilotis
et accessible seulement en bateau, la nature est intacte et
appartient à la faune locale. A part les moustiques, les taons,
les serpents et les méduses et y a aussi des animaux plus sympa
comme les nombreux oiseaux et les ours noirs. Les rivières sont
peuplées de poissons d'eau douce malgré que l'eau y est plutôt
saumâtre. A peine arrivés au mouillage une famille en vacance,
propriétaire d'une cabane sur la rivière, nous invitent à
partager leur "Happy Hour" et à manger, la soirée fut très
sympathique. Nous étions seuls au monde et d'un coup
l'apparition de ce bateau fut comme un mirage. Puis peu à
peu nous progressons vers le nord, et arrivons en Virgine, à
Portmouth et Norfolk qui sont une gigantesque zone industrielle,
un musée à ciel ouvert où des ponts du XIXeme siécle côtoient
les usines les plus modernes. C'est aussi à Norfolk que se
trouve la plus grande base navale du monde, c'est le port
d'attache de plus de la moitié de la flotte de l'US Navy. C'est
aussi ici que nous cherchons un chantier pour mettre Micromégas
au sec pour une réparation d'hélice, en effet un bout de ficelle
nous a causé des dégats. Mais les chantiers américains n'ont pas
l'expérience et les outils pour lever des catamarans, c'est pour
finir dans un chantier pour les gros yachts équipé d'un lift que
nous pouvons faire la réparation. A Norfolk il est plus facile
de sortir de l'eau un porte avion ou un cuirassé qu'un
catamaran! Pour la petite histoire notre bateau est sorti de
l'eau exactement en face du USS Cole, le cuirassé qui a été
sérieusement endommagé lors d'une attaque au Yémen. Le bateau
est remis à l'eau ce jour et nous repartons de plus belle avec
un bateau qui a retrouvé la couleur blanche de sa coque. En
effet, la qualité de l'eau dans l'ICW est simplement
épouvantable. |
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04.06.09 |
Charleston est une ville magnifique, avec une histoire riche et
ancienne (pour les Etats Unis), plus de 300 ans et la plus
vieille maison remonte à 200 ans. C’est ici, au fort Sumter, que
la guerre de sécession a commencé et c’est au même fort qu’elle
s’est terminée. C’est également pendant cette guerre que le
premier sous marin le « Hunley » à mené un combat et a réussi a
couler un navire de l’union le «USS. Housatonic ». Un musée lui
est spécialement dédié, car il a été renfloué et exposé dans un
grand aquarium. Au bout de la presque île, à la jonction de
Ashley River et de Cooper River, vers Battery Point se situe le
cœur historique de la ville. C’est ici que sont construites les
plus belles demeures, dans un magnifique style du sud, c’est
dans ce quartier que Margareth Mitchell s’est inspirée pour son
roman « Autant en emporte le vent ». En dehors de la ville se
trouvent plusieurs anciennes plantations avec leurs somptueuses
maisons entourées de jardins à la Française. La Caroline du sud
est à la base une colonie anglaise, mais à la révocation de
l’Edit de Nantes, de nombreux huguenots arrivèrent, ce qui
explique cette influence, l’un d’entre eux porte un nom bien
connu des genevois, « De Saussure ». Ce monsieur était
l’organisateur et le responsable des ventes au marché des
esclaves, qui est actuellement un musée. « Les amis de nos amis,
sont nos amis », en effet le couple de navigateurs allemand
rencontré à Puerto Rico nos a donné l’adresse de leurs amis de
Charleston, George & Nita, nous n’avons pas manqué de leur
rendre visite et avons découvert des gens charment, eux aussi
navigateurs. A la marina municipale nous avons rencontré les
quatre participants à la première course autour du monde
Portugaise, « la Portimao Global Ocean Race ». Cette course se
court en double ou en solo sur des bateaux de 12 mètres et le
parcours passe par les trois caps dans les mers du sud et elle
devrait avoir lieu chaque année, à suivre. Après la bénédiction
donnée par un prêtre, les amarres sont larguées, que
d’émotions ! Quel honneur d’être au centre de cet événement
puisque les bateaux étaient juste en face de nous au ponton.
Charleston est une ville qui bouge, artistiquement,
culturellement et sportivement, mais c’est aussi une ville avec
des bons restaurants de fruits de mer, huitres, coquilles
St-Jacques et crevettes sont la spécialité de la région. Oui on
y mange bien, les Américains ne mangent pas que du fast food,
contrairement à certaines idées reçues par certains Européens.
Charleston vaut une visite.
PS : vous trouverez de plus amples informations sur les sites
internet suivants :
www.portimaorace.com
www.hunley.org
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30.05.09 |
Palm Beach est une station balnéaire typique du XIXème siècle.
En effet, un capitaine d’industrie, multimilliardaire Henry
Flagler, a construit la ligne de chemin de fer de Floride, puis
un palace, le « Breaker’s » qui développa le tourisme. Puis il
construisit le manoir « Whitehall », cadeau de mariage à sa
troisième épouse, surnommé le Taj Mahal de Palm Beach.
Actuellement des somptueuses maisons ont été construites ou
rénovées autour des deux avenues principales, Royal Palm Way et
Worth Avenue. Cette dernière, aux façades mi-hispanique
mi-art-déco, a les magasins les plus cossus, comme à New York ou
à Paris. Tout est prévu pour les millionnaires, leurs épouses,
leurs maitresses et même leurs chiens. Mais il est temps de
partir de Floride, car les orages sont de plus en plus forts et
fréquents, un bateau amis à fort Lauderdale a pris la foudre
dans le mât, je ne vous explique pas les dégâts ! Alors nous
avons profité d’un petit vent de sud ouest et du courant qui
nous ont poussés au nord à une vitesse moyenne de 10 nœuds,
idéal pour cette étape de plus de 350 milles qui nous conduit à
Charleston en Caroline du Sud.
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28.05.09 |
Fort Lauderdale, est une ville résidentielle, aussi appelée la
« Venise de Floride ». Les maisons sont construites au bord des
canaux, des grands boulevards bordés de restaurants et de
commerces traversent la cité. Sur le front de mer, les hôtels
sont les uns à coté des autres avec leurs terrasses et leurs
boutiques. La route côtière qui passe devant voit défilé
quotidiennement des voitures de sport de préférence en version
cabriolet, ou des pickups extravagants chargés de planche de
surfs. La plage elle est le royaume des joggers, du volley ball.
Route ou plage c’est la frime qui compte, et ce n’est pas
nouveau, car Johnny Weissmuller se faisait déjà voir sur cette
plage. Fort Lauderdale est aussi un centre de maintenance pour
les yachts, on peut y trouver tous les services que l’on
imagine, plus ceux que l’on n’imagine même pas ! Heureusement
que Micromégas II n’avait besoin que de quelques
équipements pour « l’américaniser » une VHF, des bouteilles de
gaz et des documents nautiques pour notre périple nord
américain. Dans une ville on profite aussi de réparer le
skipper, on lui pose une couronne, pas sur la tête, mais sur une
dent cassée ! Nous profitons de rendre visite à un ami d’enfance
du père de Frédy, qui nous fait visiter un peu les environs.
Fort Lauderdale est une escale très agréable, une ville qui a
une qualité de vie au dessus de la moyenne. Puis nous partons
vers le nord par l’ICW (Intra Costal Waterway). C’est une voie
navigable le long des côtes, qui va de la Virginie jusqu’au
Texas et qui à été achevée pendant la guerre de sécession pour
des raisons stratégiques. Aujourd’hui ce réseau exceptionnel de
canaux est beaucoup utilisé par la plaisance, et de nombreuses
et belles propriétés bordent ces plans d’eaux. Mais la
navigation dans l’ICW c’est un peu l’usine, timing, vitesse
moyenne, appel VHF pour l’ouverture des ponts, concentration sur
le balisage et sur les autres usagers en fait une navigation
astreignante. Pour notre deuxième jour d’ICW, qui nous a conduit
à Palm Beach, ce fut une journée orageuse, avec une pluie
battante et des éclairs de tous les cotés. Cela faisait
longtemps que je n’avais plus navigué en ciré, avec veste,
pantalon et masque de plongée afin de protéger mes yeux de ce
déluge !
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24.05.09 |
Nos sommes en mer, le ciel est gris mais la visibilité est
bonne. Puis soudain un rayon de soleil apparaît, et en même
temps, des buildings sortent de la mer, cela ressemble de loin à
Benidorme ou à Torrmolinos, heureusement ce n’est pas çà, nous
sommes loin de l’Espagne. Nous captons les premières radios FM,
en espagnol et en anglais. Quelques heures plus tard nous
embouquons un chenal parfaitement balisé et admirons les
magnifiques immeubles modernes et les somptueuses villas. Nous
passons sous un pont à bascule, la ville a des canaux partout,
des bateaux, il y en a 40'000, puis nous nous sommes amarrés au
centre de la ville, sur une bouée de la marina municipale. Le
lendemain nous nous occupons des formalités, et hissons un
nouveau pavillon de courtoisie. Vous avez surement devinez où
nous sommes ? Non ? Alors allez voir nos dernières photos, cela
devrait vous aidez !
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23.05.09 |
Comment nos amis ont vécu leur
croisière Bahamienne? Voici leur lettre:
Chers
navigateurs au long cour,
Vous avez
très bien résumé les Exhumas où nous vous avons rejoints pour
deux semaines. En ce qui nous concerne, nous aimerions parler de
nos vacances sportives, studieuses et luxueuses.
Sportives car
les 20 à 25 nœuds établis nous ont accompagné quasiment tous les
jours, les pointes à 30 n’ont pas fait défaut non plus.
Sportives aussi, car il fallait quelque fois un peu de courage
pour se mettre à l’eau. L’eau était bonne mais le vent continuel
donnait une impression de fraîcheur pas forcément engageante
quant il s’agissait de se laver le soir. Sportives également,
car dans certains mouillages nous avions l’impression d’avoir
ancré dans une rivière en raison des courants assez forts. Il
était par conséquent fortement recommandé par Frédy de ne pas
lâcher l’échelle. Sportives quelquefois la nuit où nous avons
été secoués dans des mouillages rouleurs. Sportives finalement
grâce à plusieurs soirées où des jouxtes de Jass ont, selon les
dames, montré la suprématie féminine en la matière.
Studieuses
car pour apprendre à jouer au Majong, jeu que nous avions
spécialement acheté en Suisse à la demande de Chantal, il faut
vraisemblablement avoir fait un master en philosophie chinoise.
Malgré une étude poussée faite par Jean-Daniel du mode d’emploi
– somme toute assez sommaire vu la complexité du jeu – et une
explication non moins poussée tentée à trois reprises par ce
dernier, nous n’avons jamais vraiment réussi à comprendre ce que
nous devions faire avec ces dominos aux calligraphes pas
vraiment de chez nous et avec un mur (de Chine ?) que nous
bâtissions pour mieux le démolir par la suite. Chère Chantal,
nous sommes vraiment navrés de ne pas avoir été à même de te
faire revivre tes folles soirées en Hollande d’il y a un nombre
certains d’années.
Luxueuses,
car de Micromégas I, nos amis navigateurs ont passé à Micromégas
II, avec deux coques, ce qui finalement a bien dû doubler la
surface habitable. D’une maison flottante, Chantal a passé à un
château flottant. Nous avons toutefois vite pu remarquer la
modestie du mousse (ou de la marine), car il s’agit plutôt d’un
Relais et Château flottant. Le confort fut grandiose, on était
comme à la maison, avec un lit aussi grand et les mêmes draps !
L’accueil a été comme d’habitude excellent (il est vrai que les
critères de Chantal sont très élevés en la matière, et Frédy les
suit très bien). La cuisine fut très variée et délicieuse,
malgré la difficulté de s’approvisionner, le vin est
miraculeusement sorti des coffres de Micromégas, alors que nous
n’avons pas vu une bouteille dans un magasin durant notre
séjour.
Chantal et
Frédy, notre séjour fut parfait et nous aimerions encore une
fois vous dire un grand merci pour les merveilleux moments que
nous avons passés ensemble. Ce fut tellement parfait que nous
avons déjà pris une option ferme pour la Polynésie. Alors à très
bientôt, vraisemblablement d’abord en Suisse puis en Polynésie.
Bonne
continuation et bon vent.
Christine &
Jean-Daniel
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14.05.09 |
Nos amis, Christine et Jean-Daniel, nous ont fait le plaisir de
nous rejoindre pour une
croisière de deux semaines dans les Exumas. Ces îles s’étendent
de Georges Town à Nassau, elles sont parfaitement alignées sur
le bord du « Bank », à l’est le sound avec plus de mille mètres
de fond et à l’ouest 3 à 4 mètres. Cela permet de naviguer des
deux côtés, sans aucun problème, surtout avec un catamaran et
son faible tirant d’eau. Les beaux mouillages se succèdent :
Farmer’s Cay, Compass Cay ou encore Highborne Cay. Beau avec une
particularité : Normans Cay, ex propriété privée du trafiquant
de drogue Colombien Carlos Ledher, l’épave d’un avion est encore
visible dans le lagon. Beau et célèbre : Staniel Cay avec la
grotte qui a servi de décors au James Bond « Opération
tonnerre ». Mais la palme de la beauté revient à Warderick Wells
Cay, au cœur du parc national des Exumas. Tous ces endroits sont
un peu similaires, îles plates avec une végétation sèche, eaux
d’une limpidité qui passe par toutes les nuances de bleu, en un
mot, une carte postale. Puis au nord de l’Exumas « bank » New
Providence, avec la capitale, Nassau. C’est une ville connue
surtout pour sa place financière, de nombreuses banques Suisse
sont représentées sur place. Pour les financiers qui se croient
rusés comme de vieux renards, il y a de la place prévue à la
prison qui se nomme, oh ! ironie du sort : « Fox Hill » ! Mais
New Providence n’est pas que de la finance, c’est une île qui
change vraiment de toutes les autres, 300'000 habitants avec
150'000 voitures sur un réseau routier des années 50, donc des
embouteillages monstrueux aux heures de pointes. Paradise
Island, où se trouve le célèbre Hôtel Atlantis, est reliée à
Nassau par deux ponts routiers, pour acheminer les clients et
les 8'000 employés de l’hôtel. Des deux côtés des ponts, le port
de commerce, les marinas et l’inévitable terminal pour les
paquebots, qui peuvent être au nombre de cinq simultanément. Si
vous passez par là, une visite à l’aquarium de l’hôtel Atlantis
vaut le déplacement. C’est sur New Providence que se trouve
aussi le seul aéroport intercontinental des Bahamas, d’où
Christine et Jean-Daniel rentrent en Suisse. Pour nous cap sur
les Berry Islands, celles de l’est ne sont pas très courues, car
pour le tourisme américain de la pêche sportive, il faut des
marinas. Mais nous y avons trouvé du calme et des beaux
mouillages avec un resto très typique "chez Flo" dont la
spécialité est la fameuse salade de lambis. Malheureusement plus on monte au nord, vers la
civilisation, plus la qualité et la transparence de l’eau
diminue. Puis après une nuit de navigation de rêves avec la
pleine lune en cadeau, nous avons traversé le « Great Bahama
bank » pour les îles Bimini, notre porte de sortie des Bahamas
où nous avons parcouru plus de 600 milles nautiques. Ce que nous
retiendrons encore des Bahamas, c'est la gentillesse de la population,
à l'exemple d'un homme qui a construit la maison de ses rêves
avec des bouts de corail trouvés sur la plage, des faïences de
récupération pour les mosaïques, c'est le facteur cheval d'Alice Town, capitale des Bimini.
Pour finir un petite anecdote rapportée par un pêcheur. Pendant
la fermeture estivale de la pêche à la langouste, ce
crustacé est appelé "summer crab" afin de continuer à les pêcher
et de pouvoir fournir les restaurants.
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16.04.09 |
Les Bahamas, de
l'espagnol "Baja Mar" la mer peu profonde, est un archipel
immense, long de 600 milles, formé de 700 îles et près de 2'000
cayes d'origine corallienne, avec sur les bancs une profondeur
de 2 à 5 mètres. Le plus haut sommet des Bahamas, sur Cat
Island, culmine à 63 mètres! Nous avons fait notre entrée sur
l'île de Mayaguana qui est un port d'entrée, en fait c'est juste
un bâtiment administratif entouré de quelques misérables
maisons, quant au port c'est un vaste lagon, Abraham's Bay, bien
abrité derrière son récif avec une eau claire. C'est comme si
Micromégas était mouillé dans une piscine. Dans cette partie
sud de l'archipel il y a très peu de bateaux, car les distances
sont longues et les bons mouillages tout temps rares. La
navigation doit être précise, car il faut tenir compte des
courants et des marées, de plus il faut souvent une bonne
lumière pour rentrer dans les abris, car le balisage est
inexistant. Plana Cay, Acklins et Crooked offrent peu de
mouillage, nous avons continué notre route sur Long Island, et
avons trouvé un bon abri, et en plus sympa, à Clarence Town.
Capitale de l'île, avec deux magnifique églises en pierre du
XIXème siècle, l'une construite par un missionnaire, le père
Jérome. A côté de cela il n'y a rien à part le traditionnel
bâtiment administratif. C'est là que nous avons vu les premiers
signes de tourisme, les bateaux qui font de la pêche au gros qui
viennent de Floride. A quelques milles au nord, à Turtel Cove,
il y a un trou bleu d'une profondeur de 200 mètres, le plus
profond des Bahamas. Nous avons eu la chance d'assister à une
compétition de plongée en apnée, ils profitent du calme et de la
profondeur du trou bleu, pour battre des records. En effet le
record du monde, avec palmes, descente et remontée par ses
propres moyens à été porté à 114 mètres! Certains plongeurs
restent sous l'eau jusqu'a 7 minutes, c'est vraiment incroyable,
de pouvoir assister au "Grand bleu" en direct. Puis Rum Cay,
sans grand intérêt, et halte à Conception, là c'est le bonheur,
eau cristalline, excellent mouillage et une plage de rêve. Nous
avons vu un gros requin, 2 mètres environ, qui a passé sous
notre bateau, hé oui il est chez lui, et il n'est pas inutile de
mettre un masque et de regarder qui se trouve dans l'eau avant
de se jeter dedans. Les raies et les carangues sont elles aussi
nombreuses. Nous arrivons à George Town, capitale des Exumas, là
le nombre des bateaux au mouillage dépasse la centaine, mais la
baie est vaste et bien abritée, le supermarché est très bien
achalandé avec des prix corrects pour les Bahamas. George Town
marque le milieu de notre croisière Bahamienne, et également le
passage du tropique du cancer, nous allons continuer en zone
subtropicale. |
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28.03.09 |
La République
Dominicaine, nous la découvrons depuis Luperon qui est un
endroit authentique, avec un vaste mouillage dans une mangrove
"super" protégée où nous dormons très tranquilles, cela fait du
bien je vous l'assure, plus besoin de rester aux aguets de
l'ancre qui pourrait chasser ou autres, ouf!. Nous avons fait la
connaissance de deux bateaux Suisses, et avons retrouvé un autre
Suisse, Jean-Pierre, que nous avions connu à Las Palmas dans les
îles Canaries, et avons revu il y a un an à Pointe-à-Pitre. Cela
nous fait plaisir de pouvoir à nouveau parler le français. C'est
l'endroit idéal pour attendre la bonne météo pour la suite de
notre voyage. Comme dans tous les mouillages gratuits, certains
navigateurs restent des années et leurs bateaux deviennent des
épaves incapables de reprendre la mer, c'est un peu "la cours
des miracles". D'autres qui n'ont plus l'envie ou le courage de
repartir posent leur sac à terre, se marient avec une
Dominicaine, de préférence de dix ou vingt ans plus jeune, et
ouvrent un restaurant, un bar ou un autre commerce. Beaucoup de
femmes d'ici rêvent de se marier avec un "gringo", cela leur
procure une sécurité matérielle pour elle, pour les enfants et
souvent pour une partie de leur famille. Nous avons fait
quelques achats à Puerto Plata et en avons profité pour visité
la ville, malheureusement il n'y a pas grand chose à voir. C'est
une ville industrielle avec son port de commerce, une place
centrale qui est propre et accueillante, des quartiers
populaires et en périphérie une zone résidentielle avec des
beaux supermarchés. Le voyage en direction de Santiago, nous
donne une meilleure idée du pays. Il faut franchir la cordillère
septentrionale pour arriver dans une vaste vallée où les
cultures sont nombreuses et variées: tabac, légumes et fruits.
Le flanc des montagnes est utilisé pour l'élevage et la
plantation de café, cela donne un aspect très vert et naturel
malgré une exploitation intensive des terres. La ville de
Santiago, deuxième du pays, n'offre pas un grand attrait
touristique, c'est une métropole grouillante d'activités, avec
de larges avenues bordées de garages, commerces, banques et
bureaux divers. Les marchés aux légumes, sont nombreux, pas
chers et proposent une variété incroyable de produits
d'excellente qualité. La visite du centre culturel, avec sa
fabrique artisanale de cigares, offert par la manufacture de
tabac Jimenez à l'occasion de son centenaire en 2003, est une
visite très intéressante. Chaque cigare est roulé à la main,
avec un mélange de quatre sortes de tabac, puis il est pressé
pendant 2 heures. Après avoir été contrôlé un à un est mis en
"cave" pour huit mois. C'est après ce long processus qu'il est
emballé et mis en vente, comme le vin, le fromage ou d'autre
produits naturel, le temps est un élément important de la
qualité du produit. |
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19.03.09 |
A Boqueron, nous
avons fait connaissance avec des navigateurs Allemands et avons
sympathisé avec eux. Ils nous ont prêté tous les documents pour
la suite de notre voyage qui va nous conduire au nord pour l'été
prochain. Nous avons également eu un bon contact avec Shelly qui
tient une agence de voyage et qui facilite la vie des
navigateurs avec différents services. Dès que nous avons eu les
bonnes conditions météo, nous sommes partis le soir pour la
traversée du Mona passage, qui est réputé difficile. Nous
l'avons passé sans aucun problème, avec du vent soutenu entre 20
et 25 noeuds. C'est ce qu'il nous faut pour que le bateau marche
au mieux et même la mousse a apprécié. Pour se protéger des
embruns et de ce fort vent, la mousse a trouvé le bon truc en
mettant son masque de plongée sans oublier le tuba bien sûr.
Quel look! avec le gilet en prime. Après une seconde nuit en
mer, nous sommes arrivés à Puerto Plata, plus exactement à "La
Marina Ocean World". Dans un décor kitch, mais plus kitch tu
meurs, nous avons fait les formalités d'entrées, organisées par
la marina, ce qui évite les arnaques de faux douaniers. Hé oui,
nous sommes en république Dominicaine, où les salaires sont de
150 à 200 dollars US par mois. Arrivés à la marina, trois
officiels, certains en uniforme, mais chaussés de tongs, car les
chaussures sont trop coûteuses, montent à bord. Ministère de
l'agriculture, de la marine et de la lutte contre les
stupéfiants, nous leur offrons un coca, qu'ils ne boivent pas
car ils le gardent pour la famille, et ils commencent à recopier
notre certificat de pavillon et nos passeports, en n'ayant
jamais entendu parlé de la Suisse, car ils ne savent
vraisemblablement pas lire et à peine écrie. Puis pour éviter
une fouille, un petit "cadeau" de 5 dollars US chacun, facilite
la procédure. Ils sont d'ailleurs charmants et très gentils.
Puis c'est le tour des douanes et de l'immigration, mais cette
fois à leur bureau qui se trouve dans la marina, c'est plus
simple que de courir à travers un port de commerce. Maintenant:
à la découverte de ce pays! |
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15.03.09 |
Notre arrivée sur
l'île principale de Puerto Rico s'est faite à Palmas Del Mar,
dans une marina flambant neuve qui fait partie d'une zone
résidentielle avec golf, plage, piscine et supermarché, un
ghetto pour riches retraités Américains. Nous étions
certainement le premier bateau non Américain à avoir fait escale
ici et nous ne l'avons pas regretté. Pas seulement à cause du
tarif promotionnel, mais surtout pour la gentillesse des gens,
du personnel de la marina, des autres plaisanciers et surtout des
membres du club de pêche au gros. En effet, le week-end de notre
escale un concours était organisé. Nous avons été invité aux
deux soirées par le propriétaire des lieux qui nous a très vite
considéré comme faisant partie de sa famille. Nous avons également eu
la chance d'assister au retour d'un bateau qui a sorti, après
dix heures de lutte, un espadon de 522 livres, soit environ 250
kg, cela nous a fait inévitablement pensé au livre d'Ernest
Hemingway "Le vieil homme et la mer". Attendre le poisson géant
jusqu'a trois heure du matin autour d'une paëlla géante,
improvisée avec ce que nous avions tous sous la main, fut très
sympathique. Nous avons apprécié le côté latin et spontané de
la culture Hispanique, et le côté ouverture et efficacité nord
Américain. Ce sont les Portoricains, ce mélange très réussi.
Nous avons évidement visité la vieille ville de San Juan, une
merveille d'architecture Espagnole entouré par ses remparts et
le fort San Cristobal. Ce fort a défendu victorieusement la
ville contre les pirates, les Hollandais et les Anglais pendant
trois siècles, mais en 1898 les Américains l'envahirent en une
demie-heure, autres temps, autres moyens. Après toutes ces
émotions nous avons poursuivi notre route par la côte sud de
l'île, le paysage est somptueux, la haute chaîne de montagne au
centre abrite des forêts pluviales, comme par exemple le parc
national de "El Yunque" et les collines basses le long du
littoral abritent des forêts sèches, comme à St John. Le
contraste entre les deux est étonnant, d'un côté une jungle de
plantes grasses et de l'autre des gigantesques cactus, le tout
finissant sur la côte par des mangroves extraordinaires, qui
sont
aussi protégées. Puis nous avons contourné le Cabo Rojo, un
nouveau cap difficile sur notre route, à la pointe
sud ouest de Porto Rico, pour nous ancrer dans la grande Bahia
De Boqueron où nous attendons le moment le plus favorable pour franchir
le "Mona passage" qui nous conduira en République Dominicaine. |
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07.03.09 |
Puerto Rico et les
îles Vierges Américaines, c'est rentrer de pleins pieds aux USA.
Les fonctionnaires du nouveau département "U.S. Customs and
Border Protection" sont serviables et polis, c'est presque une
joie de faire les formalités. Nous les avons faites sur l'île de
Culebra, qui est avec Vieques les deux petites à côté de Puerto
Rico. Ces îles ont été prises aux Espagnols lors de la guerre
Hispano-Américaine de 1892, et ont le statut de protectorat.
D'autre part, les bureaux, les magasins, les bus et les
restaurants sont froids comme des congélateurs, climatisation à
l'américaine oblige, lors de la commande d'une boisson dans un
lieu publique, le gobelet ou le verre est rempli à ras bord de
glace. Sur les pontons des marinas, on circule avec des voitures
de golf électriques, tout cela est bel et bien le mode de vie
US. Culebra est un lieu de vacances pour les gens fortunés de
Puerto Rico, les belles résidences sont nombreuse et chers, mais
l'île n'offre que peu d'intérêt. Vieques, elle, a un passé et un
présent un peu problématique. En effet il y a une dizaine
d'années le centre d'essai des munitions de la marine Américaine
a fermé à la suite des protestations des habitants. Le taux
élevé de maladies rares, de malformations et de cancers,
provoqués par des essais divers, dont certains chimiques, sont à
l'origine de cette décision. La partie "est" de l'île qui était
la zone des cibles a été transformée en Parc National, donc pas
de construction ni de promenade en dehors des routes. Pour les
bateaux, les mouillages sont nombreux et déserts, car les plages
de sable blanc sont à risques! comme le titrait un journal:
"sous le sable, les bombes". Mais la partie centrale où se
trouvent les 11'000 habitants essaie de se reconvertir au
tourisme. Sur la côte sud, à Esperanza, c'est assez sympa, l'eau
y est limpide, et quelques sites de plongée attirent du monde.
Tandis que sur la côte nord "la capitale" Isabella II est une
petite ville pauvre et sale. |
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27.02.09 |
Les Îles Vierges
Américaines, St.-John, St.-Croix et St.-Thomas sont à l'origine
des possessions Danoises que les USA ont achetées, pendant la
première guerre mondiale pour 25 millions de dollars de
l'époque. Tout dans ces îles rappelle ce passé, en premier lieu
le nom des villes, leur architecture et la conduite à gauche,
comme dans les pays scandinaves autrefois. La ressemblance
s'arrête là, car elles ont chacune leur particularité, St John
est presque entièrement classée parc national, à l'exception de
sa localité principale, Cruz Bay. De ce fait elle est très peu
peuplée et possède de nombreux mouillages tranquilles avec une
eau transparente, où il est interdit d'ancrer, pour préserver
les fonds marins, mais des bouées payantes et bien entretenues
sont à la disposition des plaisanciers. Puis nous avons mis le
cap au sud, pour arriver après 35 milles d'une navigation
musclée, très musclée (dixit la mousse) à Christiansted. A la la
grande joie du skipper, c'est la première navigation, depuis une
année que nous avons Micromégas II, qui se termine sans casse ou
autres problèmes, pas une ligne à ajouter à la liste de travaux
à faire ou à modifier. Nous espérons être arrivés à enfin
fiabiliser ce bateau. St.-Croix, est la plus grande et la plus
peuplée des trois. Son territoire est partagé entre tourisme et
pétrole. En effet, la majeure partie des plantations de canne à
sucre, où est produit le rhum "cruzan", a été transformée en
terrain de golf. Sur les côtes de nombreux hôtel et villas se
sont installés près des belles plages. A Teague Bay le
"St.-Croix Yacht Club" est très actif et dans son clubhouse nous
avons même vu le guidon du CCS offert par l'ancien capitaine de
groupe Lémanique, M. Cochard. Sur la côte sud un gigantesque
port pétrolier avec sa non moins gigantesque raffinerie ont été
implantés. Cette industrie fournit du travail et apporte
beaucoup d'argent à l'île, qui est reliée par un aéroport
international et un service d'hydravion aux autres îles,
business oblige. Fridriksted, sur la côte ouest est en pleine
rénovation et essaie de faire venir les paquebots qui sont
encore rares. Charlotte Amalie, sur St.-Thomas, est visitée
quotidiennement par deux ou trois paquebots. C'est partout le
même scénario, clientèle en majorité américaine, obèse et
tatouée, fringuée avec mauvais goût qui se fait transporter en
taxi et en bus jusqu'aux commerces de luxe. Le nombre de
bijouteries qui ont une enseigne "Little Switzerland" et qui
vendent toutes sortes de montres est impressionnant. Il est
étonnant de voir que toutes les marques sont représentées avec
des produits assez coûteux, il n'est pas rare de voir des
montres à cinquante milles dollars! Mais la ville est charmante,
les vieilles maisons Danoises sont restaurées avec soin, de
nombreux passages entre les maisons ont été aménagés avec des
terrasses où il fait bon boire un verre à l'ombre. Les rues
principales sont envahies de voitures, de préférence des gros
4X4 ou des pickups américains bien sur! Cela nous rappelle que
nous sommes aux US Virgin Island. |
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18.02.09 |
Nous avons eu le
plaisir de recevoir pour quelques jours nos amis André et Ray
Checa, le parrain du premier Micromégas, dont vous pouvez
toujours relire le discours sur la page bateau. Après avoir
visité les îles Jost van Dyke, Norman, Peter, Cooper et bien
entendu les Baths sur Virgin Gorda, nous avons terminé notre
super croisière à Nanny Cay Marina pour la réparation de notre
enrouleur de génois. Mais nous en avons dit assez, laissons le
clavier à nos amis. Bien chers
amis,
Nous tenons
infiniment à vous remercier pour ces vacances de février aux
Iles Vierges où vous nous avez donné la possibilité de découvrir
la navigation, tranquille : style croisière de luxe. On
s'habitue vite aux bonnes choses. Chécou s'est vraiment régalé à
manœuvrer et moi-même très heureuse de me savoir "le pied
marin". Nous allons être obligés de tester nos nouvelles
aptitudes dans d'autres lieux du monde !! cependant serions-nous
capables de traverser l'atlantique? c'est une autre histoire.
Etions heureux d'être accueillis par nos amis Frédy et Chantal à
l'aéroport de Tortola. Sommes partis à pied tous les quatre,
et, surprise! nous voilà sur une plage de sable fin, nous
sautons dans l'annexe et après quelques minutes, étions arrivés
à destination sur Micromégas. Quel accueil chaleureux et peu
banal. Le premier jour a été le plus difficile car nous avons
tiré des bords pendant plusieurs heures et le fameux "mal de
mer" a handicapé le parrain qui a vite été remis sur pieds grâce
à la pharmacie de bord. Les jours suivants furent merveilleux,
cette grand île plate d'ANEGADA avec cette houle de 2,50 m pour
nous accueillir, les chèvres en liberté, cette plage
paradisiaque de sable fin de Cow week Bay. Ensuite JOST VAN
DYKE, un petit grain puis un vent à 40 nœuds, et des sportifs
suisses qui s'amusaient au kitsurf, une nuit mouvementée,
tangage et roulis, bruit dans le mât, tout cela était nouveau et
intéressant. Encore une belle plage et son pélican, ses maisons
typiques en bois très bridiez et notre soirée dansante au "Foxy
Bar" après notre délicieux repas de poisson Mahi Mahi. Ensuite
NORMAN ISLAND et sa réserve naturelle pour la plongée. Puis
COOPER ISLAND, toujours une eau transparente verte et des
poissons. L'arrivée aux BATHS, ces gros rochers très typiques
(Ile Gorda- Devils Bay) très tôt le samedi matin est un de nos
meilleurs souvenirs. Magnifique baie, eau calme et transparente,
snorkling toute la journée, des poissons superbes (entre autres,
la femelle perroquet avec son ventre rouge, et les deux grandes
raies que Frédy a approchées). Et pour terminer à ST-PETER
ISLAND, une longue baignade et cette belle palmeraie abritant un
hôtel bien intégré sur cette belle plage. Le dernier soir à la
marina , fêtons nos adieux à la bière et pina colada. Nous
tenons à vous remercier pour ce beau voyage-découverte qui nous
laisse des souvenirs impérissables. Nous avons tout
particulièrement apprécié les mouillages toujours choisis
judicieusement afin de profiter au maximum de la nature sauvage,
de la préparation minutieuse des parcours étudiés avec soin par
Freddy, nous avons une réelle confiance en lui et n'avons jamais
eu peur. Et bien entendu, merci à "la mousse" pour les
amarrages dans les baies et sa cuisine (pas évidente à
faire) sur un bateau, bravo. Plein de gros bisous, et nous
espérons, à bientôt.
Ray et Chécou. |
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05.02.09 |
Les Îles Vierges
Britanniques, ont comme d'autres le statut de territoire
britannique indépendant. Bien qu'historiquement ces îles soient
un repère de pirates et de flibustiers les habitants sont très
gentils, serviables et tournés vers le tourisme. Il n'y a plus
que les toponymes, l'île Jost van Dyke ou le Sir Francis Drake
Channel qui nous rappellent l'époque ou ces gredins étaient les
maîtres des lieux. Le plan d'eau des Îles Vierges ressemble un
peu à un lac américain, la navigation de plaisance y est très
développée avec de nombreuses bases de location, des marinas,
des restaurants, le tout adapté aux goûts, aux habitudes des
Américains, et relativement chers. En effet, la navigation est
facile, le balisage en état et les distances d'une île à l'autre
courtes. L'autre activité ici, comme partout dans les Caraïbes,
est celle des paquebots, nombreux avec leur clientèle en
majorité Américaine. Nous avons fait notre entrée à Virgin Gorda
après notre traversée de 80 milles depuis St-Martin, sous un
ciel sans lune mais couvert de millions d'étoiles. C'était tout
simplement féerique. Au Gorda Sound nous avons retrouvé, des
compatriotes "Dreamtime", Claudia et Jörg, que nous n'avions
plus revus depuis les Canaries. Nous avons passé 4 jours
ensemble pendant lesquels nous avons bien entendu échangé nos
trucs entre navigateurs, et avons même joué aux vrais retraités
en faisant des parties endiablées de jass. Puis Anegada et son
grand récif, cette île a bien des points communs avec Barbuda,
un peu à l'écart des autres, plate et corallienne avec des
plages de sable blanc qui ressemble à de la farine tellement il
est doux et fin. La capitale, où nous sommes en ce moment, Road
Harbour, sur l'île de Tortola est une petite ville propre avec
beaucoup de circulation, quelques commerces et les inévitables
marchands de souvenirs. Mais, nous nous sommes ici pour attendre
des pièces de rechanges pour notre enrouleur de génois, la
poisse nous poursuit. Cette fois-ci c'est un roulement à billes
de l'enrouleur qui montre quelques faiblesses, mais heureusement
cela ne nous empêche pas de naviguer. Alors nous restons dans
cette région encore quelques semaines. |
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24.01.09 |
Attendre, attendre
et encore attendre, c'est notre rythme depuis notre arrivée à
St.- Martin. En effet nous avons constaté que notre système de
charge des batteries fonctionnait mal, voir pas du tout. Alors
une régulation externe des alternateurs, comme je l'avais déjà
fait sur le Gib'Sea 372, devenait indispensable. Trouver un
électricien capable, commander des pièces aux USA, les faire
expédier par Fédex, les réceptionner, les monter, constater que
ce ne sont pas les bonnes, retour à la case départ puis une fois
toute l'installation faite, les réglages et les consultations
téléphoniques avec le fabricant. Arrive le jour ou tout
fonctionne, victoire ou miracle? Nous ne savons pas, car il
faudra valider tout cela en mer et nous espèrons ne plus jamais
en parler. Nous avons également changer une batterie moteur plus
celle du générateur, ainsi que modifier les bossoirs de l'annexe
pour que nous ne risquions plus de la perdre en navigation. Nous
constatons une fois de plus que les techniques issues de
l'automobile ne conviennent pas aux bateaux, mais uniquement à
la politique des prix que les grandes chantiers pratiquent.
Entre le travaux nous avons même un peu temps pour faire du
tourisme, de faire les magasins, c'est là, oh! grande surprise,
que nous avons trouvé, vous ne devinerez pas, oui oui, un
vacherin Mont d'or, un vrai au lait cru. Un délice d'hiver, car
ici aussi c'est l'hiver, il fait nettement plus froid que dans
les Grenadines, les grains sont fréquents et froids. La nuit on
supporte une petite couette et pour tout vous dire le skipper a
eu un petit refroidissement avec toux et nez qui coule,
classique hivernale! N'oublions pas la mousse qui l'a soigné
avec amour. Encore une nouvelle tâche qui s'ajoute à sa liste
déjà bien longue. Notre leçon de patience prend fin, et nous
pouvons mettre le cap au nord, pas pour rattraper l'hiver mais
pour aller à la découverte des îles vierges. |
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07.01.09 |
Les fêtes de fin
d'année, un grand plaisir pour le skipper et un vrai grand bonheur pour Chantal, avec à notre bord ses
fils David, Gabriela son épouse, Alexandre et un ami de
la famille Didier. En plus, la croisière fut très réussie, un peu
de nature en Dominique, une pincée d'histoire à English Harbour,
un zest de sable blanc à Barbuda, un bain de foule pour Nouvel
An à St.-Barthélémy, quelques gouttes d'eau à Anguilla et du
shopping à St.- Martin le tout sous un alizé assez fort par
moment. C'est la bonne recette pour nos invités, pour supporter
le froid polaire de l'Europe et reprendre le chemin du bureau
avec un ou deux kilos en trop. Pour nous, c'est alors l'heure de faire du
nettoyage, de la lessive et de l'entretien. Encore et encore des
petits soucis électriques et diverses améliorations sur le
bateau. Mais nous avons bon espoir de venir à bout de ces travaux
rapidement et de pouvoir enfin continuer notre voyage. |
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10.12.08 |
La montée au nord
avec nos amis Hans et Lydia, fut très humide. En effet, c'est
cette semaine que la dernière forte onde tropicale est passée
sur les Grenadines et nous a copieusement arrosé. Des journées
entières d'une pluie battante avec des rafales de vent ne donne
pas le même charme au splendide lagon des Tobago Cays ou aux
luxuriantes forêts de Saint Lucie, tout se passe dans un dégradé
de gris. Du gris plomb des grains au gris clair de l'humidité,
il n'y avait que l'ambiance qui n'était pas de couleur locale.
Nous avons passé une toute bonne semaine avec nos amis et avons
enfin pu naviguer à la voile. Un test grandeur nature du bateau, et la
liste des travaux s'est encore allongée, plus de tension dans
les batteries, problèmes électroniques, travaux à faire dans le
gréement, accastillage à modifier, de l'eau dans le réservoir du
hors bord et des tauds à faire recouper. En plus des travaux déjà
prévus comme la révision de la survie et l'achat de diverses
pièces de rechange, l'escale du Marin en Martinique fut
indispensable, pénible et très couteuse, mais aussi l'occasion
de retrouver des chers amis. Puis est venu s'ajouter
une interminable liste d'avitaillement, car nous profitons de la
dernière escale pratique pour faire les courses, ici les supermarchés ont un accès direct pour les annexes, donc pas besoin de
louer une voiture et de la manutention en moins. Pour notre goût
de Suisse les produits français, c'est comme à la maison,
surtout les plats cuisinés et les conserves consommées au large.
Par exemple, la moutarde sucrée trouvée dans les magasins
américains n'est pas notre préférence. Alors maintenant
repos et natation dans une eau avec une température idéale de 27
degrés, cela nous fera du bien au dos, hé oui, à force d'avoir
porté, déplacé et rangé des conserves et des pièces, nous
sentons le résultat. La rencontre surprise, ici au Marin, fut
celle d'un homme qui m'interpelle en me disant: "salut Frédy nous nous
sommes vus il y a quinze ans en Thaïlande". A mon grand étonnement,
il se présente et me rafraîchit la mémoire, Freddy et
Daisy un charmant couple de Belges, ami de Félix et
Monique et, qui fait du charter dans les
Antilles. Que le monde est petit!
Demain, départ
pour la Guadeloupe et les fêtes de fin d'année avec les fils de
Chantal. Nous vous souhaitons déjà, à toutes et à tous, un
joyeux Noël et une excellente nouvelle année. Qu'elle soit pour
chacun remplie de joie, santé, paix, amour, amitié ... |
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14.11.08 |
Carriacou et Petite Martinique sont
des îles qui font partie de Grenade, la vie y est beaucoup plus
calme qu'a St Georges. Beaucoup d'habitants ont un membre de la
famille qui travaille aux USA, car Grenade est un pays occupé par
les Américains, qui ont envahi les îles en 1983 pour éviter une
dictature communiste. Ils ne sont pas restés mais une économie
saine et dynamique a été mise en place et une sécurité que
beaucoup leurs envie. Mais revenons à Carriacou, au sud il y a
des îlots paradisiaques, Saline et White Island, nous y sommes
restés plusieurs nuits. L'eau est cristalline, on distingue le
fond, même en pleine nuit, comme dans un aquarium. La journée,
les plongées sur les récifs environnants sont un vrai bonheur.
Après cela notre arrêt à Tyrrel Bay nous a paru encombré malgré
l'avant saison. Puis cap sur Hillsborough pour les formalités de
sortie, avec l'inévitable arrêt baignade à Sandy Island qui a un
peu perdu de son charme. En effet lors du dernier cyclône les
quelques cocotiers plantés sur ce banc de sable ont disparu.
La petite navigation au moteur,
l'alizé ne s'est pas encore levé, jusqu'à Union qui fait partie
des Grenadines - St Vincent nous a fait découvrir un nouveau problème,
le pilote automatique ne répond pas comme il se doit, son compas
est bien fatigué et en fin de course. Encore une ligne sur la liste des travaux à faire !
Puis à l'arrivée dans le mouillage de Clifton, nous partons à
l'aéroport faire les formalités d'entrée, quelques courses et
un repas du soir au resto. De retour au bateau, la mousse
constate avec horreur que le plancher de notre cabine est
mouillé. Nous découvrons assez vite qu'un cambrioleur s'est
introduit dans le bateau par les panneaux de secours qui se
trouvent entre les deux coques. Nous nous apercevons que nous
avons oublié pour la première fois de
verrouiller ces panneaux. Bilan de cette leçon, disparition de
quelques montres, bijoux et de notre I-Pod, plus de musique jusqu'à ?
Si un de vous reçoit un appel suspect, vous tenez le voleur!
merci et bravo. Le
lendemain nous portons plainte, un inspecteur de police vient
faire le constat à bord, il a eu du plaisir de visiter le bateau
dans tous ces coins et recoins . Il rédige son rapport avec les
méthodes du XIXème siècle, tout est écrit à la main avec un
crayon à encre et cela nous a pris toute la matinée à le
regarder écrire. Reste à savoir s'il va retrouver ce qui nous a
été volé?! Tout est collant par l'eau salée car le cambrioleur
est venu à la nage. Nous avons donc pu suivre son parcours à la
trace mouillée dans le bateau. Heureusement qu'il était parti à
notre arrivée, le skipper lui aurait fait passé un sale quart
d'heure, croyez-moi! Puis nous partons pour trois milles, cap au sud,
passons à coté de Palm Island, de Punaise et Morpion, pour
mouiller à Petit Saint Vincent (PSV) dans le jargon local. Cette
îlot a un hôtel de luxe qui comporte 22 bungalows, réservés à
une clientèle fortunée en quête de dépaysement. En effet les
bungalows, qui sont vraiment assez éloignés les uns des autres, n'ont pas de téléphone mais un système de pavillon.
Quand le jaune est hissé, le room service est demandé et quand
c'est le rouge, c'est le signal qu'il ne faut pas déranger.
En-dessous des drapeaux il y a une boîte aux lettres dans
laquelle les clients notent leurs désirs du moment. Le relevé de
ces boîtes se fait toutes les 20 minutes.
Puis le moment de retourner à
Clifton arrive, car nous attendons nos amis Hans et Lydia, qui
vont nous accompagner jusqu'au Marin en Martinique. |
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06.11.08 |
Gouyave, est un
village de pêcheurs sur la côte ouest, modeste et pauvre, les
toits en tôle sont bordées de dentelles de rouilles, les
murs sont délavés et de couleurs sales, les maisons délabrées
avec des carreaux cassés. Les routes du village sont défoncées
et bordées de caniveaux profonds et l'église n'a plus que
quelques poutres de charpente intacte, le reste s'est effondré
définitivement lors du passage du cyclone Yvan, il y a 4 ans. Le
clocher est étayé avec des poutrelles métalliques, pour qu'il ne
tombe pas sur les habitations des alentours, l'horloge ne montre
plus l'heure depuis longtemps. Mais le vendredi soir, c'est le
soir du poisson "fish friday", la fête, les grills et les
friteuses, les petits bars à rhum et à bières envahissent la rue
principale au son de quelques groupes de vieux musiciens rasta.
Le village se métamorphose et l'on oublie tout dans la bonne
humeur avec des spécialités culinaires locales qui sont
délicieuses. La gentillesse des habitants de cette île se
confirme une fois de plus, tout n'est que sourire et gratitude.
Et notre moteur ?
nous avons eu la bonne surprise de recevoir les pièces plus tôt
que prévu. Le colis contenait les bonnes pièces et était
complet, le professionnalisme existe aussi dans le domaine du
nautisme. Le lundi matin notre mécanicien a procédé à
l'installation de notre échangeur. Je ne vous décris pas notre
joie d'entendre le ronronnement de notre Volvo et de voir l'eau
sortir de l'échappement. Le lendemain, le mardi 4 nous avons
enfin quitté le Phare Bleu pour mettre le cap sur St. Georges.
La capitale est une petit ville, l'île ne compte que 100'000
habitants, mais une intense activité y règne, le port de
commerce et le port des paquebots en sont les acteurs. Il y a
aussi le chantier de Port Louis, une marina de luxe avec hôtel,
appartements et boutique qui est entrain d'être construite.
Cette réalisation va passablement changer l'aspect du lagon, des
pontons et il y aura naturellement un quai pour les "super
yachts". Il remplacera le mouillage gratuit et les quelques
pontons pour les barques locales.
Et maintenant cap
au nord pour la suite de notre voyage, après un mois d'attente
c'est enfin le moment. |
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24.10.08 |
L'été s'achève,
les jours deviennent plus courts et les matins sont frais, nous
avons fait nos adieux au papa de Frédy qui nous a quitté le 21
août, puis David, le fils de Chantal, s'est marié avec Gabriela le 19
septembre. C'est ainsi que va la vie, des moments tristes et
heureux se succèdent. Notre long séjour en Suisse nous a permis
de revoir tous nos amis et de vivre avec eux des moments
merveilleux. Puis est arrivé le temps de poursuivre
notre aventure, le 7 octobre l'avion en provenance de Londres se
pose à Grenade, il fait chaud et beau, le rêve. La réalité nous
rattrape, les pluies de la saison humide ne sont pas finies, les
ondes tropicales sont encore abondantes et fréquentes, la grosse
chaleur éprouvante et surtout les moustiques ne sont pas encore
en vacance d'hiver. Le
cyclone Omar sévit sur St.-Martin, heureusement loin de Grenade.
Et nous découvrons notre cher "Micromégas II", avec des
mauvaises surprises par la même occasion, le système de
refroidissement d'un des moteurs est hors d'usage à cause de la
corrosion, notre annexe est cuite et complètement décollée. Puis
lors de la remise à l'eau, le groupe électrogène a également des
problèmes de refroidissement et des silentblocs cassés. Commence
alors une infernale course aux pièces de rechange, pour la pièce
Volvo, elle est seulement disponible en Suède chez le fabricant,
avec un délai de livraison ! Elle peut être commandée
uniquement par un agent officiel ! Nous regrettons de ne pas
être équipé de moteur japonais, fiable avec des pièces de
rechange partout dans le monde, mais cela aussi c'est la vie et
çà fait partie de l'aventure. Entre l'achat d'une annexe,
l'envoi d'un e-mail ou d'un coup de téléphone, nous prenons le
temps de faire un peu de tourisme. L'île est très belle et la
population vraiment accueillante, la sécurité ne pose aucun
problème, beaucoup de ressortissants de Trinidad et Tobago se
sont établis ici pour ces raisons. Nous découvrons que le
chocolat est une spécialité de Grenade, pas celui au lait comme
en Suisse, mais le pur cacao. Nous avons visité Belmont Estate,
qui est le principal producteur de l'île, avec une tradition
de plusieurs siècles. Sur la côte sud, le tourisme est en plein
développement, entre les zones résidentielles et une université
Américaine, dans de nombreuses baies des
"marinas"se sont construites avec souvent qu' un ou deux pontons
et quelques bungalows. C'est dans l'une d'elle, le Phare Bleu,
créé et
tenu par un couple de Suisse, que nous avons trouvé le seul
mécanicien qui semble être capable de trouver les pièces et de
réparer nos moteurs. Il s'appelle Mike, il travaille avec sa
compagne Lucy, c'est un charment couple d'anglais, dans lequel
nous avons mis tout nos espoirs. |
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15.06.08 |
Nous
laissons la plume à nos amis Françoise et Didier :
Après 7h de vol, quelle
joie de retrouver Chantal et Frédy. Tout bronzés, nos amis nous
firent un accueil très chaleureux.
Nous allons directement
à Ste Anne où nous avons découvert leur « boat sweat boat » Nous
avons été très impressionnés par Micromégas II. Le bateau est
magnifique, digne de paraitre dans Voiles et Voiliers.
Equipements techniques, aménagements, le top du top!
Après un bon ti-punch
et un repas de bienvenue préparé avec amour par nos amis, une
bonne nuit à bord dans notre suite, nous larguons les amarres en
direction de Ste Lucie. Superbe navigation. Le lendemain, nous
prenons un taxi et visitons une partie de l’île, Soufrière, le
jardin botanique. Nous avons été émerveillés par les différentes
variétés de la flore: roses de porcelaine, balisiers, oiseaux de
paradis, arbre des voyageurs, enfin il est impossible d'en
dresser la liste exhaustive. Une vraie leçon de botanique.
Naturellement une halte au marché afin d'acheter quelques fruits
et légumes et un magnifique thon avec lequel nous nous sommes
régalés!
Malheureusement cette
journée s'est assombrie en apprenant que le papa de Frédy était
très malade. Frédy et Chantal ont pris la décision de descendre
sur Béquia comme prévu. Nous avons navigué sous vent de sud-est,
avons pris un grain à la pointe nord de St Vincent ce qui a mis
un peu de piment à notre navigation! La santé du papa
s'aggravant de jour en jour, notre skipper décida de se rendre
le plus rapidement possible à Grenade afin de prendre le premier
avion pour Genève.
Nous étions très
ennuyés pour nos amis, mais étions impuissants face au destin.
Nous sommes arrivés à Prickly Bay au sud de Grenade après avoir
parcouru plus de 70 miles dans la journée. Les paysages ont
défilés plus beaux les uns que les autres avec un vent de 15/16
nœuds. Naviguer sur Micromégas II est un vrai bonheur, surtout
quand on a le vent avec nous.A Grenade, Chantal a trouvé 2
billets pour Genève et c'est ainsi que s'est terminé notre
aventure après avoir aidé à désarmer le bateau en catastrophe!
Il ne faut pas croire que la vie a bord est toujours babacool,
le stress fait aussi partie du voyage, surtout en de telles
circonstances. Un grand merci à Chantal et Frédy de nous avoir
reçus si royalement à bord
de leur château
flottant et de toutes leurs délicates attentions (anniversaires,
repas, etc) on s'en souviendra! nous avons vécu de grands
moments de partage. Vive l`amitié.
Françoise et
Didier.
Nous avons
juste pris les 2 dernières places restantes sur le seul vol
hebdomadaire de British Airways pour Londres.et ensuite Genève.
Le lendemain nous avons retrouvé un temps pluvieux et frais bien
de chez nous. Les pantalons longs, ont remplacé les shorts, les
chaussures ont remplacé les tongs, (sauf pour la mousse dont les
pieds vite en sang, refusent de se faire coincer dans les
chaussures) les pulls et les chaussettes sont de rigueur. Dire
qu’il faisait si beau et délicieusement chaud à Grenade,
heureusement que nous sommes en été !
Mais
rassurer-vous, nous avons eu une navigation exceptionnelle pour
les deux derniers jours, 15 à 20 nœuds de vent dans la bonne
direction, ce qui nous a permis de faire des moyennes de 8
nœuds, de quoi nous laisser un bon souvenir en attendant
l’automne et la suite de notre périple.
Depuis
notre arrivée dans les Caraïbes, le 15 décembre 2007, nous avons
parcourus 1636 milles dont 1300 avec notre nouveau catamaran.
Nous vous souhaitons un bel été.
Dès la remise à l’eau de Micromégas II, courant octobre, le
temps pour nous de retrouver nos réflexes de marins, nous
reprendrons ensemble l’habitude, pour nous, de vous tenir au
courant de la suite de notre belle aventure et, pour vous, de
continuer à nous lire. |
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